"Selon les témoins, les victimes, en majorité des femmes, ont été massacrées à coups de haches, machettes, massues, poignards et autres armes blanches. Deux survivants sont présentement soignés à l'Hôpital d'Uvira et quatre personnes sont toujours portées disparues," a rapporté la MONUC.
La vingtaine de personnes responsables de ce massacre, selon des témoins, parlait Kirundi, la langue officielle du Burundi voisin. Certains d'entre eux accusent des éléments burundais des Forces pour la défense de la démocratie, présents dans la zone, d'avoir perpétré la tuerie. La région est par ailleurs, a affirmé la MONUC, occupée par les Forces nationales de libération, une autre faction rebelle burundaise. La MONUC a diligenté une enquête pour identifier les auteurs des faits.
La MONUC a condamné "avec force cet acte odieux et [a souligné] à nouveau l'engagement de la Communauté internationale à mettre fin à l'impunité en RDC".
La mission des Nations Unies a, en outre, demandé au gouvernement burundais d'établir rapidement un programme de réinsertion des combattants burundais opérant en RDC. Le programme de désarmement, démobilisation, rapatriement, réinsertion, réinstallation (DDRRR) de la MONUC ne pourra, en effet, s'adresser aux combattants burundais qu'à partir du moment où leur pays est prêt à les accueillir. Une centaine de candidats au retour est déjà regroupée dans un centre de transit onusien à Bukavu dans l'Est de la RDC, a précisé la MONUC.
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