1. Accueil
  2. East Africa
  3. Burundi

ICG conseille au gouvernement de résoudre les problèmes fonciers

L'ONG, International Crisis Group (ICG) oeuvrant pour la prévention et la résolution des conflits, a recommandé au gouvernement provisoire du Burundi et à la communauté internationale de concentrer leurs efforts sur les problèmes fonciers dans ce pays, a indiqué mardi le rapport de ICG.

Des centaines de milliers de réfugiés burundais s'apprêtent en effet à retourner chez eux, à la suite de l'accord de partage du pouvoir signé mercredi entre le gouvernement et le principal groupe rebelle dans le pays, la faction du Conseil national pour la défense de la démocratie-Force pour la défense de la démocratie dirigée par Pierre Nkurunziza.

"S'ils n'en font pas leur priorité, [les problèmes fonciers] risquent de déstabiliser la transition le jour où un accord définitif de cessez-le-feu sera signé," a expliqué ICG.

L'arrêt définitif des combats va, en effet, provoquer le retour des réfugiés burundais alors que le pays n'est pas préparé à les recevoir, a expliqué ICG.

Entre autres recommandations, ICG a incité le gouvernement burundais à réviser immédiatement son code foncier pour l'harmoniser aux lois foncières existantes et "assurer que le droit de propriété des femmes est explicite".

L'ONG a encore conseillé au gouvernement de suspendre toutes les cessions de propriété et de révoquer toutes les répartitions foncières opérées depuis de début du processus transitionnel, en novembre 2001.

Dans le même temps, ICG a incité la Commission nationale pour la réhabilitation des victimes (CNRV) à créer rapidement une sous commission chargée des problèmes fonciers, avec une représentation des rebelles.

Le gouvernement et la CNRV, a poursuivi ICG, doivent également rétablir les "Bashingantahe" - les anciens comités opérant au niveau des villages - "pour que chaque colline dispose d'un comité chargé de la réinstallation des réfugiés et des déplacés internes".

Notant la présence d'au moins 800.000 réfugiés burundais en Tanzanie et de 281 déplacés à l'intérieur du Burundi, ICG a recommandé la création d'un fonds pour financer le rétablissement des "Bashigantahe" et la création de tribunaux fonciers dans chaque province. Le fonds devra également permettre la réparation et la compensation des familles expropriées.

ICG a demandé au bailleur de fonds de financer cette commission de manière à garantir l'indépendance de ses membres par rapport au gouvernement.

La commission, a encore avancé ICG, doit entrer en contact l'avec l'Eglise catholique romaine au sujet de la répartition de ses terres non utilisées, en vue de la réinstallation des réfugiés et des déplacés.




This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join