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Le parlement a été inauguré vendredi

L’Assemblée nationale et le Sénat de la transition en République Démocratique du Congo (RDC) ont été installés, vendredi dernier, au Palais du Peuple à Kinshasa, la capitale de la RDC.

La cérémonie s'est déroulée en présence du président Joseph Kabila et des quatre vice-présidents de la RDC.

"Cette réunion est très importante parce qu'elle constitue la dernière étape de l'installation des institutions transitoires en RDC," a dit à l'IRIN Olivier Kamitatu, président de l'Assemblée nationale et issu d'un des principaux anciens mouvements rebelles, le Mouvement de libération du Congo (MLC).

L’Assemblée nationale compte 500 membres émanant de l’ancien gouvernement, des ex-mouvements rebelles, de l’opposition politique non armée et de la société civile.

Le Sénat est, quant à lui, composé de 120 membres appartenant aussi à toutes les tendances politiques. Il est présidé par Pierre Marini Bodho de la société civile.

"Les membres du parlement auront un rôle important à jouer dans la consolidation et la pacification de la RDC. Selon la constitution, ils auront à adopter plus de soixante lois parmi lesquelles les lois sur la nationalité, sur le fonctionnement et l'organisation des partis politiques et la gestion des institutions," a expliqué Olivier Kamitatu.

Dans son discours, Pierre Marini Bodho a indiqué qu’il n’y aura pas d’impunité à l’égard des auteurs des massacres et des tueries commis durant plus de quatre années de guerre.

Olivier Kamitatu a, pour sa part, toutefois indiqué que l’un des principaux objectifs du parlement serait d’examiner une loi d’amnistie générale.

Les deux chambres du nouveau parlement congolais ont renvoyé à une date ultérieure la séance d'installation de cinq institutions d'appui à la démocratie qui devait avoir lieu lundi matin.

"Nous avons estimé qu’il fallait que les deux chambres se réunissent d'abord pour fixer le protocole de la cérémonie," a dit ce lundi à l'IRIN, Lambert Omalanga, rapporteur du sénat.

Le dialogue inter-congolais avait, en effet, prévu la création d’un Observatoire national des droits de l'Homme, d’une Haute autorité de médias, d’une Commission vérité et réconciliation, d’un Conseil national des élections et d’une Commission de l'éthique et de la lutte contre la corruption. La direction de ces institutions a été confiée aux représentants de la société civile.

L'installation du parlement de la transition, vendredi dernier, avait été rehaussée par la présence des délégués des parlements belge, congolais [Republique du Congo] et camerounais.

Herman De Croo, le président de la chambre des représentants belge, a, lors de la séance de samedi, annoncé que son pays a contribué pour un montant de 500.000 euros à l'installation du parlement congolais.

Il a également plaidé pour un partenariat entre les parlements de deux pays et a rappelé aux parlementaires congolais leur devoir d'être les piliers de la démocratie.

L’Etat-major général et le commandement de l’armée réunifiée avaient été l’avant dernière institution de la transition installée depuis l'établissement du gouvernement d'unité nationale le 30 juin dernier.

Les institutions de la transition résultent des négociations engagées au sein du dialogue inter-congolais.

Le gouvernement d'unité nationale a été établi pour mettre fin à plus de quatre années de guerre. Il est dirigé par le président Kabila, secondé par quatre vice-présidents émanant des deux principaux mouvements rebelles (Rassemblement congolais pour la démocratie-Goma et MLC), de l’opposition politique non armée et de l’ancien gouvernement. La transition prendra fin dans deux ans. Des élections générales seront alors organisées.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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