Selon la même source, les condamnés exigent de bénéficier de la loi d’amnistie et protestent contre les conditions de détention.
"Ces gens ont décidé de ne plus manger tant que l’amnistie pour faits de guerre, décrétée par le président Joseph Kabila, le 15 mars dernier, ne leur sera pas aussi appliquée," a dit à l'IRIN Phili Kompani, un militant des droits de l’homme, membre de l’ONG « Groupe Jeremie ».
L’ancien gouvernement avait expliqué que cette amnistie n’était destinée qu'à permettre aux rebelles de participer aux institutions de la transition. Elle ne concernait pas les présumés assassins de l'ancien président de la RDC.
Phili Kompani réclame, en outre, la réouverture du procès. "Le procès précédent a été mené en violation des normes. Nous voulons savoir exactement qui a fait quoi dans cet assassinat".
Les conditions de détention ont également motivé cette grève de la faim, a rajouté le militant des droits de l'Homme.
"Ils n’ont pas droit à des visites. Leurs familles leur transmettaient de la nourriture par personnes interposées. Ils sont privés de nourriture. Ils n’ont pas accès aux soins médicaux," a dénoncé Phili Kompani.
Sur les 95 personnes déclarées coupables d'assassinat, 30 avaient été condamnées à mort. Les autres ont écopé de peines d'emprisonnement allant de 5 ans à la perpétuité.
Le gouvernement d'unité nationale ne s’est pas encore prononcé sur cette grève de la faim.
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