Le projet est entièrement financé par la Belgique pour un montant de 12.500.000 € (14,2 millions de dollars). Ce montant permettra de financer toutes les acquisitions et les frais de fonctionnement liés au projet. Deux experts de la coopération technique belge (CTB) seront également détachés à la Direction nationale du programme de lutte contre la THA.
Cette convention permettra la mise en oeuvre de la troisième phase du programme pour éradiquer la maladie du sommeil. La première prestation durera cinq ans.
"Elle vise le contrôle de cette endémie par la réduction de la morbidité et de la mortalité, en vue d'atteindre un taux d'infection dans les zones de santé inférieur à 0.1 pour cent en 2007, soit un objectif de retour à la situation prévalant en 1960," a précisé le communiqué de l'ambassade.
Le programme concerne Kinshasa, Bandundu, le Bas Congo, l'Equateur, le Katanga, le Kasaï occidental et oriental et Maniema.
La maladie du sommeil avait décimé la population de la RDC entre les années 1885 et 1940, entraînant un dépeuplement de plusieurs régions. Des unités mobiles avaient été installées par les Belges durant la période coloniale pour lutter contre l'extension de la maladie. Le taux d'infection avait été ramené à 0,1 pour cent, soit moins de 1.000 malades dépistés par année. Ce résultat avait permis, à l'époque, de stopper la chaîne de la transmission, a rapporté l'ambassade belge.
Après l'indépendance du pays, la maladie s'est à nouveau développée en raison du relâchement des activités et s'est aggravée après la rupture de la coopération belgo-zaïroise en 1990.
Alerté sur ses ravages par des ONG et les services de santé de la RDC, la Belgique a décidé, en 1997 et en 1999 de s'impliquer dans le dépistage et le traitement du THA, a affirmé l'ambassade belge. Ces deux premières interventions auront permis d'abaisser le taux d'infection à un pour cent, a avancé l'ambassade.
Le THA est une maladie parasitaire à transmission vectorielle. Elle est transmise à l'homme par la piqûre d'une glossine, la mouche tsé-tsé. L'insecte vit en Afrique au bord des cours d'eau, des lacs ou dans les forêts.
La maladie affecte surtout le Cameroun, le Congo, la Côte d'Ivoire, le Gabon ou la Guinée.
Les premiers symptômes de la maladie se manifestent par des poussées de fièvre, des maux de tête ou des douleurs articulaires. Puis, une seconde phase commence lorsque le parasite envahit le système nerveux. Le malade souffre alors de troubles sensoriels, de troubles de la sensibilité et de la coordination. L'altération du cycle du sommeil est la caractéristique la plus importante. Si le patient n'est pas soigné l'issue est toujours mortelle.
[pour des informations complémentaires, voir :www.who.int]
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