Selon le témoignage d'un des vaccinateurs qui a réussi à s'évader, "les Mayi-Mayi considèrent les vaccinateurs comme des espions du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma)," a retransmis Okapi, la radio des Nations Unies en RDC.
Les leaders des milices Mayi-Mayi et ceux de l'ancien mouvement rebelle, le RCD-Goma, n'ont pas confirmé l'information.
Les deux groupes contrôlaient administrativement la partie Est du pays avant la formation du gouvernement d'unité nationale en juin dernier. Des élections libres et démocratiques seront organisées dans deux ans.
Le village de Ngongomeka était une des zones ciblées par la campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite, lancée le 25 juillet dernier. La campagne visait l'immunisation de plus de sept millions d'enfants, âgés de moins de cinq ans dans les provinces de Bandundu, du Bas Congo, de l'Equateur, du Kasaï oriental et occidental, du Katanga, de Maniema et dans le Nord et Sud Kivu.
Avant le lancement de la campagne, le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (Unicef), l'Organisation Mondiale de la Santé (Oms) et les autorités politiques et médicales au niveau local avaient demandé aux combattants d'assurer la sécurité des vaccinateurs dans cette zone où l'insécurité perdure en raison des combats entre factions armées.
[Pour des informations complémentaires: "More than seven million to be vaccinated against polio",
http://www.irinnews.org/report.asp?ReportID=35622]
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