Le principal ancien mouvement rebelle, le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD/Goma), soutenu par le Rwanda, en appelle à l'arbitrage du Secrétaire Général des Nations Unies, Kofi Annan, pour résoudre la question de la réunification des armées en RDC.
Le Comité de suivi du dialogue intercongolais a, en effet, indiqué mardi dernier, que le RCD/Goma avait annoncé qu'il saisirait Kofi Annan au sujet de la répartition des régions militaires entre les différentes parties belligérantes.
Le Comité de suivi a, par ailleurs, dépêché une commission ad hoc auprès du vice-président Azarias Ruberwa, leader du RCD/Goma dans le but d'obtenir l'implication de son mouvement dans l'exécution de la répartition adoptée par les autres belligérants.
Le RCD/Goma a indiqué mardi dernier qu'il continuait à s'opposer à la répartition proposée par les autres belligérants et entérinée par le Comité International d'Accompagnement de la Transition congolaise (CIAT).
Selon Jean-Pierre Lola Kisanga (RCD/Goma), "il ne peut être question d'attribuer une région militaire au Rassemblement Congolais pour la Démocratie et au Kisangani-Mouvement pour la Libération du Congo et une autre région aux RCD-Goma et au mouvement National, qui est l'allié du gouvernement et du MLC.
Le RCD/Goma n'admet pas que ces deux mouvements non principaux bénéficient d'un quota de région militaire.
"C'est l'ancien gouvernement qui gagne le gros lot au moyen du jeu des alliances" a dit Lola Kisanga.
Au regard de la répartition acceptée par les autres parties, l'ancien gouvernement aurait le contrôle de trois régions militaires, le RCD/Goma et le MLC en auraient deux et le RDC/K-ML et le RCD/N une chacun.
Après plus de quatre années de guerre, les différentes parties ont signé en avril un accord sur la répartition du pouvoir entre les belligérants et la création d'une armée unifiée. Cependant, un blocage au niveau de la répartition des postes militaires avait retardé la mis en place du gouvernement d'unité nationale. Le Comité de suivi du dialogue intercongolais avait demandé l'assistance de l'envoyé spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Moustapha Niasse, qui a réussi, le 29 juin, à résoudre l'impasse.
Mais le RCD/Goma a crée le trouble en proposant unilatéralement au mois de juin sa propre répartition. Elle n'avait pas été suivie par le CIAT et le Comité national de suivi du dialogue intercongolais qui lui demandaient de revenir sur sa position.
L'ancien mouvement rebelle n'est pas revenu sur sa position.
"Nous l'avons fait [la répartition] pour des raisons d'organisation interne. La décision ne changera pas. Mais nous attendons que le président Joseph Kabila nomme les officiers de l'état-major de la nouvelle armée car c'est lui qui bloque tout" a affirmé Moise Nyiarugabo du RCD.
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