Le nouveau ministre de l'environnement, Anseleme Enrugunga issu de la milice Mayi Mayi, a dénoncé mardi dernier ces affrontements en notant que " [ la reprise des combats] constituait une menace pour la poursuite de la transition qui doit conduire le pays à des élections dans deux ans".
Anseleme Enrugunga a, par ailleurs, accusé l'Armée Patriotique Rwandaise (APR) de s'être redéployée dans la région du Kivu, ce que le RCD/Goma et le Rwanda ont toujours démenti.
"L'APR a repris toutes les positions qu'elle occupait avant (...) si bien que nos combattants se sont redéployés dans les zones où ils subissaient des attaques", a expliqué le ministre de l'environnement.
"Les assaillants tenaient à reprendre leurs positions de Mwenga, Bunyakiri et de Shabunda... Nous demandons aux Nations Unies de redéployer ses observateurs dans la région et de se pencher sur le problème de cette région car ces attaques menacent la poursuite de la transition", a ajouté le ministre de l'environnement.
La Monuc, la mission des Nations Unies en RDC, avait retiré ses observateurs militaires de ces zones.
Le RCD-Goma a, néanmoins, reconnu la réalité de ces combats mais les a attribués aux milices Mayi Mayi et aux combattants rebelles burundais opérant sur le territoire congolais.
"Nous n'avons pas cessé de combattre" a déclaré Jean-Pierre Lola Kisanga, porte-parole du RCD/Goma. "Nous répondons aux attaques des Mayi Mayi et des autres groupes qui échappent à tout contrôle" a-t-il ajouté.
Selon Lola Kisanga, les combats à l'arme lourde les plus violents ont touché la localité de Fizi au sud de la province du Sud-Kivu.
"Nous avons repoussé les assaillants qui avaient lancé, jeudi dernier, une offensive massive contre la quatrième brigade du RCD. Les affrontements se poursuivent présentement au niveau des moyens plateaux de Minembwe", a indiqué Lola Kisanga. "Les combats à l'arme lourde ont occasionné des pertes dans nos rangs et ont également touché des civils. Les combats ont, par ailleurs, provoqué un flux important de déplacés qui vivent dans des conditions précaires", a-t-il encore précisé.
Le nombre exact de victimes n'est pas encore connu en raison de la violence des combats.
Ces affrontements se poursuivent alors que le gouvernement d'unité nationale a décidé de traiter en priorité la question de cette région.
Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a adopté à l'unanimité, le 28 juillet dernier la résolution 1493, par laquelle il a renforcé le mandat de la MONUC. Les effectifs passeront de 8700 à 10800 hommes. Un embargo de 12 mois sur les armes a été également décidé dans l'Est de la RDC.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions