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Une ONG s'inquiète du manque de personnel médical dans le nord

L'ONG humanitaire italienne Cooperazione Internazionale (COOPI), qui organise des programmes d'intervention médicale dans le nord de la République Centrafricaine (RCA), s'est dite préoccupée par la situation dans la majorité des hôpitaux de la région, où les médecins ne viennent plus travailler depuis octobre 2002, a indiqué vendredi à IRIN un responsable de l'organisation.

Le représentant de COOPI dans le pays, Massimiliano Pedretti, a indiqué que seuls les hôpitaux de Ngaoundaye, à 600 km au nord-ouest de la capitale Bangui, et de Birao, à 1 101 km au nord-est de la capitale, disposaient de médecins qualifiés.

Il a ajouté que le personnel infirmier dirigeait les hôpitaux de Bozoum, Paoua, Bossangoa et Bocaranga, tous situés entre 300 km et 510 km au nord de Bangui, et de Ndele, à 645 km au nord-est de la capitale.

COOPI, a-t-il dit, est sur le point de mener une enquête pour évaluer l'impact de la pénurie de médecins et d'assistants médicaux. Il a précisé que cette situation posait un risque sanitaire car les infirmiers ne sont pas qualifiés pour diriger des hôpitaux.

Comme d'autres secteurs, le secteur médical a été gravement affecté par les affrontements d'octobre 2002 à mars 2003, qui ont opposé les soldats partisans de François Bozizé aux troupes gouvernementales. Les combats ont cessé lorsque M. Bozizé a renversé le président Ange-Félix Patassé le 15 mars dernier, mais l'insécurité dans le nord a persisté.

Au lendemain du coup d'Etat, les hôpitaux et les infrastructures sanitaires à travers le pays ont été pillés. Les dispensaires situés à l'est sont restés isolés de la capitale, entraînant de fortes pénuries de médicaments et d'autres fournitures médicales.

Afin de réhabiliter le système de santé dans les zones touchées par la guerre, l’Office humanitaire de la communauté européenne (ECHO) et le Fond européen de développement ont débloqué 1,78 million d'euros (2,04 millions de dollars des É.-U.) en mai dernier. Les fonds, répartis entre COOPI, l'Association des oeuvres médicales des églises en Centrafrique et Oxfam Québec, servent à fournir des médicaments, à réhabiliter et équiper les centres de santé. Le programme couvre neuf des 16 provinces du pays.

Début juillet, le gouvernement a commencé à envoyer des responsables administratifs et militaires dans les provinces afin de rassurer la population, dont la majorité était jusqu'à récemment restée cachée. Comme le reste de la population, le personnel médical, y compris les médecins, avait fui les combats et attendait la restauration de la sécurité avant de retourner à leurs postes de travail.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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