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L'opposition rejette l'offre de dialogue du gouvernement

Une coalition formée par les six principaux partis politiques de Guinée a rejeté l'offre du gouvernement d'engager un dialogue préalable aux élections présidentielles de décembre prochain. Elle a demandé au président Lansana Conté de créer d'abord une commission électorale indépendante, et d'autoriser l'ouverture de stations de radio et de télévision privées dans le pays.

Les six partis, regroupés sous la bannière du Front républicain pour le changement démocratique (FRAD), ont également demandé une amnistie en faveur des prisonniers politiques détenus par les autorités, et que les forces de l'ordre cessent de s'immiscer dans les activités des partis politiques de l'opposition.

Le FRAD, qui inclut le Rassemblement du peuple guinéen (RPG), le parti du vétéran de l'opposition Alpha Condé, a fait connaître sa position dans une lettre ouverte adressée au ministre de l'Intérieur, Moussa Solano. Le ministre a été nommé par M. Conté mardi, pour présider au dialogue entre le gouvernement et l'opposition en vue de l'organisation d'élections libres, justes, transparentes et crédibles.

Le président du FRAD, Ba Mamadou, a déclaré à IRIN: "Ce que nous demandons ne nécessite pas de nouvelles négociations car nous l'avons fait par le passé, et maintenant ils peuvent prendre leurs décisions car il savent ce que nous voulons ".

Et d'ajouter : "L'opposition pense que l'offre de dialogue faite par le gouvernement est un stratagème pour obtenir des financements de la communauté internationale dans le but de financer les élections ".

Face au "manque de transparence dans le processus électoral ", la Commission européenne a supprimé l'aide financière prévue pour les législatives tenues l'an dernier. Le Parti de l'unité populaire (PUP) de M. Conté avait remporté une majorité écrasante à l'issue du scrutin.

M. Mamadou a souligné : "A présent, nous avons retenu notre leçon depuis la tenue en 1993 des premières élections pluralistes ici. Les élections ont toujours été truquées par le parti au pouvoir. Cette fois-ci, nous ne le laisserons pas faire".

M. Conté a accédé au pouvoir après un putsch en 1984, et dirige la Guinée d'une main de fer, en dépit de la légalisation des partis d'opposition et des journaux privés en 1992.

Tout porte à croire néanmoins que l'ancien colonel de l'armée, âgé de 68 ans, qui a eu de graves problèmes de santé ces dernières années, briguera un nouveau mandat de cinq ans aux prochaines élections.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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