Selon les temoins interrogés sur place par la Monuc (la mission des Nations Unies en République Démocratique du Congo) lors d'une mission exploratoire le 19 juillet, l'attaque de Tchomia aurait eu lieu le mardi 15 juillet dernier entre 5 h 30 et 15 et serait attribuable à des milices Lendu venues des villages de Zumbe et de Loga.
Au cours de ce raid, un hôpital a été entièrement pillé et 250 maisons incendiées. Un bilan délivré par une source locale fait état de 80 civils tués, de 80 autres enlevés par les miliciens, de deux femmes violées et de 20 blessés civils et militaires évacués en Ouganda.
Une autre attaque aurait eu lieu à Tchomia, le 31 mai dernier. La population, estimée entre 1500 et 2000, se trouve aujourd'hui en situation de détresse, sans assistance médicale et très peu de nourriture.
La localité de Kasenyi aurait également subi des attaques, les 18 et 19 juillet dernier. La majorité de la population a fui les attaques. Des témoins font état de trois morts et de la disparition de trois autres personnes.
Dans le contexte de l'évolution politique en République Démocratique du Congo, la Monuc "déplore vivement ces combats qui sont une violation flagrante des derniers accords de Dar-Es-Salaam" et appelle "toutes les parties concernées [à] l'arrêt immédiat des affrontements armés et [à] la protection des populations civiles".
En raison de l'insécurité dans la région, la Monuc n'a pas déployé d'observateurs militaires en dehors de Bunia, alors que les forces européennes venues en renfort de la Monuc n'ont qu'un mandat limité à cette ville.
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