"Avec le calme généralisé prévalant maintenant dans la ville, les gens reviennent chez eux depuis jeudi dernier", a déclaré à IRIN le porte-parole de la MONUC, Léocardio Salmeron.
"Ils arrivent en petits groupes, un millier un jour, 1 200 un autre jour, et 1 300 le suivant. Mais nous n’avons aucun chiffre définitif et nous tentons actuellement de compiler des estimations plus précises", dit-il.
La situation humanitaire ne s’est pas dégradée, selon lui, en raison du petit nombre des arrivées quotidiennes. "Les activités quotidiennes reprennent petit à petit. Des légumes et de la viande sont disponibles au marché. Il semble donc y avoir suffisamment de vivres pour le moment", dit-il.
Des organismes humanitaires ont estimé entre 200 000 et 350 000 le nombre des personnes qui ont fui Bunia et la région environnante lorsque les combats opposant les milices Hema et Lendu se sont aggravés, en mai.
De son côté, la MONUC estimait qu’au plus fort des combats, de 10 000 à 17 000 personnes ont cherché refuge dans l’enceinte de la Mission à Bunia, ainsi qu’à l’aéroport, qu’elle contrôlait également.
"La majorité de ces gens essaient de déterminer quand ils pourront revenir chez eux, compte tenu du fait que plusieurs de leurs demeures ont été endommagées", d’expliquer M. Salmeron.
"Les organismes humanitaires ont effectué une formidable somme de travail pour assurer le rétablissement des installations de purification de l’eau, et la Croix-Rouge congolaise a retiré tous les cadavres de la ville", a-t-il ajouté.
Par ailleurs, des représentants Hema de la capitale, Kinshasa, ont émis un communiqué dans lequel ils accusent la Force multinationale d’intervention, sous commandement français, d’avoir malmené des membres de leur ethnie. En outre, ils ont soutenu que la Force n’a tenu aucun compte de l’enlèvement d’un traducteur de l’Agence France-Presse (AFP), Akite Kisembo.
Le porte-parole de la Force, le colonel Gérard Dubois, a toutefois catégoriquement démenti ces accusations.
"C’est complètement faux et aucun de ces problèmes n’a été porté à notre attention", a déclaré M. Dubois. Il a cependant confirmé que M. Kisembo a bien été porté disparu. "Nous sommes très préoccupés par cette disparition et des investigations sont en cours", dit-il.
La MONUC a, elle aussi, confirmé la disparition de M. Kisembo, mais a démenti les rumeurs selon lesquelles son corps aurait été retrouvé samedi parmi d’autres cadavres, comme l’affirmait le communiqué Hema.
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