Le représentant de l'ONG italienne, Cooperazione Internazionale (COOPI),
Massimiliano Pedretti, a indiqué que la distribution de médicaments avait
repris dans la province de Ouaham.
Il a ajouté qu'une équipe de COOPI, composée d'un médecin et d'un
responsable de logistique, est arrivée jeudi à Bossangoa, à 305 km au nord de Bangui, capitale de la nation, et devait commencer vendredi à distribuer des médicaments aux centres sanitaires locaux.
COOPI a suspendu son programme médical lorsque des hommes armés non
identifiés ont volé le véhicule de l'ONG près de Bossangoa. L'ONG a retiré son personnel de sa base de Bossangoa.
En réponse à l'insécurité dans le nord, le gouvernement a déployé des
troupes dans les villes de Bozoum (384 km au nord-ouest de Bangui),
Bossemptele (295 km au nord-ouest de Bangui), Bossembele (157 km au
nord-ouest de Bangui), ainsi qu'à Bossangoa.
Le 6 mai, l'armée centrafricaine a présenté une « carte de la situation
sécuritaire » aux institutions des Nations Unies présentes dans le pays,
afin de faciliter les opérations humanitaires. Figurent sur cette carte les zones dites « sûres », permettant aux travailleurs humanitaires de commencer à aider les populations touchées par la guerre.
Jeudi, deux missions d'évaluation de la sécurité ONU-ONG ont quitté Bangui
pour Bossangoa et Bambari (385 km à l'est de Bangui), les deux villes
déclarées sûres.
M. Pedretti a indiqué que la base de COOPI à Bozoum serait constituée « très rapidement » afin de pouvoir coordonner et superviser les activités
médicales dans la province de Ouham Pende.
En mai, la CE a débloqué 1,78 million de dollars pour la rénovation du
système de santé et l'approvisionnement de médicaments pour neuf des 16 provinces du pays. Ce programme, prévu jusqu'à décembre, doit bénéficier à environ la moitié de la population du pays, à savoir 3,5 millions de personnes.
Les affrontements opposant le gouvernement aux troupes rebelles entre octobre 2002 et mars 2003 ont principalement touché le nord et l'est du pays, provoquant le déplacement de milliers de personnes. Les combats ont pris fin lorsque l'ancien chef d'état-major a renversé le président Ange-Félix Patassé le 15 mars dernier.
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