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François Bozizé affirme que la transition s'achèvera en janvier 2005

Le dirigeant de la République centrafricaine (RCA), François Bozizé, a annoncé vendredi que son administration qui a débuté le 15 mars lorsqu'il a renversé par un coup d'Etat le président Ange-Félix Patassé, prendra fin en janvier 2005.

« Il me faut...ramener la stabilité en RCA pour assurer le retour à un ordre constitutionnel en janvier 2005, » a-t-il déclaré.

M. Bozizé avait antérieurement fait savoir que la transition s'étendrait de 18 à 30 mois. Il a ajouté qu'il n'avait aucune intention de briguer le
mandat présidentiel à l'issue de cette période de transition.

Le nouvel homme fort du pays s'exprimait depuis l'Assemblée nationale à l'occasion de l'inauguration du Conseil national transitoire, un organe consultatif et législatif créé en avril. Composé de représentants issus de toutes affiliations politiques, religieuses, professionnelles et sociales, le Conseil élaborera une nouvelle constitution, préparera une conférence
pour un dialogue national et des élections.

« Ce conseil, comme le chef de l'Etat, n'est pas élu et ne peut donc
nullement remplacer un parlement dont les membres sortent des urnes, »
a-t-il dit.

Peu de temps après la prise du pouvoir, il a dissout l'Assemblée nationale et le gouvernement et suspendu la constitution. Il a ensuite offert à une figure politique, Abel Goumba, âgé de 76 ans, le poste de premier ministre,
chargé de diriger un cabinet de 28 membres dont deux sont issus du parti de M. Patassé, le Mouvement de libération du peuple centrafricain. Ce parti est également représenté au sein du Conseil.

A l'occasion de son discours, M. Bozizé a indiqué que l'insécurité restait au sommet de ses priorités. Or, la sécurité n'a toujours pas été restaurée dans les régions du nord encore aux mains de bandes armées qui terrorisent la population.

Parallèlement, Radio Centrafrique, une station publique, a annoncé dimanche qu'un Sommet extraordinaire de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) sur la situation en RCA doit se tenir lundi à Libreville, capitale du Gabon. La CEMAC est la seule instance internationale à avoir reconnu la nouvelle administration de la RCA. Son président actuel, le chef d'Etat de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, a déclaré
que la CEMAC plaiderait en faveur de la RCA auprès de l'Union africaine.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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