Elle a indiqué que le 12 mai, le Conseil national de la Communication a ordonné que le bimensuel 'Misamu' cesse ses publications en raison d'un conflit juridique sur la propriété du journal, qui oppose le fondateur et l'actuel rédacteur en chef du journal.
Toutefois, Reporters sans Frontières a noté que cette décision intervient à la suite de révélations, par le média, concernant la mort mystérieuse de l'aide de camp de Pascaline Bongo, fille aînée et directrice de cabinet du président Omar Bongo. Misamu avait accusé le sécrétaire général du ministère des Finances d'être responsable de ce meurtre.
Reporters sans Frontières signale que, trois jours après, le gouvernement a ordonné la suspension pour trois mois de l'hebdomadaire 'Le Temps'. Le gouvernement accuse le journal de "porter atteinte au crédit de la nation" en publiant un article accusant le gouvernement de Bongo d'avoir "gaspillé plus de 500 milliards de francs CFA (87 millions de dollars) en deux nuits" pour commémorer dans le faste la journée de l'indépendance, a-t-il ajouté.
Reporters sans Frontières a souligné que cette mesure " qui s'apparente à une campagne d'intimidation de la presse privée, n'est qu'un moyen d'empêcher la population d'accéder à une information plus objective et de connaître les diverses manœuvres du gouvernement ".
Reporters sans Frontières a également informé que deux autres publications, 'Jeunesse Action' et 'L'Espoir', ont reçu ce mois-ci des mises en demeure du Conseil national de la communication.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions