Kabindangoyi, a déclaré jeudi qu'il n'avait trouvé aucune preuve étayant les conclusions d'un rapport publié par l'ONU sur le pillage généralisé des ressources naturelles et des minéraux du pays par le biais de contrats commerciaux irréguliers. Néanmoins, il a admis qu'il demeurait encore quelques interrogations sur la conduite de ceux qui ont été impliqués dans la signature des contrats.
M. Luhonge annonçait les résultats d'une enquête officielle lancée le 23
octobre dernier à la suite de la publication du rapport de l'ONU sur le
pillage des ressources en RDC. Le rapport avait cité en particulier des
contrats pour l'exploitation des minéraux signés entre le gouvernement
congolais et le Zimbabwe, son allié pendant la guerre.
L'enquête a révélé que la majorité des contrats accordés pour l'exploitation des minéraux n'est pas suspecte, a expliqué M. Luhonge. « L'enquête a établi qu'ils [les contrats] sont suffisamment réguliers et conformes à notre législation, ou tout simplement dans leur substance conformes aux normes, » selon M. Luhonge.
Cependant, il a décrété que la conduite de certains responsables et
particuliers impliqués dans les contrats ou dans leur signature n'est pas totalement irréprochable. Il a ajouté que seule une enquête judiciaire approfondie permettrait d'établir l'étendue de leur responsabilité.
A la suite de la publication du rapport de l'ONU, le président Joseph Kabila a suspendu le chef du département de l'information ainsi que les membres du gouvernement mentionnés dans le rapport.
Les enquêteurs du procureur général ont ciblé des sites liés à l'
exploitation des minéraux et ont mené des enquêtes exhaustives à Thsikapa en
Province Occidentale, Mbuji-Mayi dans la province du Kasai-Oriental et
Lubumbashi dans la province du Katanga.
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