l'axe Isiro-Béni, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), ont signé lundi un accord de cessez-le-feu qui permettra, s'il est respecté, de procurer de l'aide humanitaire dans cette zone. Cet accord, conclu lundi dans la ville de Gbadolite (au nord du pays), est entré en vigueur sur-le-champ.
L'entente a été signée par Jean-Pierre Bemba, du Mouvement pour la
libération du Congo (MLC), Roger Lumbala, du Rassemblement congolais pour la démocratie - National (RCD-N), Mbusa Nyamwisi, du RCD - Kisangani - Mouvement de libération (RDC-K-ML), et Lena Sundh, représentante spéciale adjointe du secrétaire général de l'ONU dans le pays. Prenaient aussi part à
la cérémonie les ambassadeurs de la Chine, des États-Unis, de la Fédération de Russie, de la France et du Royaume-Uni (tous des pays Membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU), ainsi que de l'Afrique du Sud et de la Belgique - l'ancienne puissance coloniale de la RDC.
Par cet accord, les groupes rebelles rivaux ont accepté de stopper tous les mouvements de troupes, sauf pour se retirer de leurs positions actuelles.
Pour sa part, le RCD-N a été invité à retirer ses troupes des localités de
Mambasa et de Komanda, qu'il a précédemment prises au RCD-K-ML, avec l'aide du MLC.
Un organisme de surveillance du cessez-le-feu sera mis en place. Il sera composé de représentants des trois mouvements, de la Mission de l'ONU en RDC (MONUC) et de l'Afrique du Sud. Les trois mouvements ont par ailleurs convenu de démilitariser Mambasa et Komanda. Ils ont aussi accepté que la MONUC supervise les zones tampons séparant les forces rivales. Les trois groupes se sont en outre engagés à cesser de recruter des enfants soldats, à créer des conditions favorables à la libre circulation des personnes et de
leurs biens, à assurer que l'on ne fasse aucun mal aux employés
humanitaires, ainsi qu'à enlever et détruire les mines antipersonnel.
Des combats entre ces milices ont éclaté le 20 décembre, provoquant le
déplacement de près de 50 000 personnes dans les environs de Béni. Ces opérations sont survenues trois jours après la signature d'un accord conclu à Pretoria, capitale administrative de l'Afrique du Sud, pour former en RDC un gouvernement comprenant toutes les parties. La directrice de l'information de la MONUC, Patricia Tome, a pour sa part confirmé lundi qu'il n'y avait eu aucun nouveau combat au cours des 48 dernières heures.
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