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La CEDEAO tiendra un sommet sur le conflit ivoirien

Les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) vont se réunir mercredi dans la capitale sénégalaise, Dakar, pour aider à trouver une solution au conflit ivoirien.

La décision d'organiser un sommet a été prise à l'issue d'une réunion lundi à Kara (nord du Togo) entre les présidents du Ghana, du Nigeria, du Liberia, du Sénégal et du Togo, et les délégations représentant le Gouvernement de la Côte d'Ivoire et les insurgés. Le communiqué final de la rencontre souligne que les deux côtés ont été saisis "d'un projet d'accord équilibré qui devrait satisfaire les deux parties".

Le mini-sommet informel de lundi a également réaffirmé la nécessité de déployer une force de la CEDEAO pour veiller au respect de l'accord de cessez-le-feu conclu le 17 octobre. Le déploiement des troupes a déjà plusieurs semaines de retard par rapport au calendrier prévu.

Les dirigeants ont réitéré la pécédente condamnation du recours à la force, ont invité les rebelles du Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI) à libérer toutes les régions qu'elles occupent, et ont annoncé qu'ils ont demandé à la Commission africaine des droits de l'homme de faire la lumière sur les violations commises depuis le déclenchement du conflit le 19 septembre dernier.

Les chefs d'Etats ouest-africains ont exhorté le Gouvernement du président Laurent Gbagbo à appliquer, dès que possible, les résolutions du Forum de réconciliation nationale en Côte d'Ivoire, qui avait proposé en décembre 2001 quatorze recommandations pour mettre fin à des années de troubles sociopolitiques qui secouent le pays depuis la mort en décembre 1993 du premier président, Félix Houphouët-Boigny.

Le forum, au cours duquel les forces politiques et sociales ont exprimé leurs griefs, s'est déroulé d'octobre à décembre 2001. D'après le communiqué, un comité sera créé sous les auspices de la CEDEAO pour veiller à la mise en oeuvre des résolutions.

Le mini-sommet de Kara s'inscrit dans les efforts déployés actuellement pour contenir la crise, qui a pris une dimension régionale.

A la fin de la semaine dernière, la France a renforcé sa présence militaire en Côte d'Ivoire en dépêchant 100 parachutistes. Ils sont les premiers d'un contingent de 500 soldats supplémentaires, qui va renforcer un effectif de 1 200 hommes déjà dans le pays. Le mandat de la force a également changé car, selon des sources proches de l'armée française, les nouvelles instructions aux soldats consistent à faire appliquer le cessez-le-feu au lieu de juste le surveiller. Ils pourront aussi se servir de leurs armes en cas "d'exactions massives", d'après des responsables français.

La France a également manifesté sa volonté de contribuer aux efforts de paix en proposant d'organiser à Paris un sommet des chefs d'Etat africains concernés, et de réunir des représentants de toutes les forces politiques de Côte d'Ivoire.

Sur le front humanitaire, le Programme alimentaire mondial (PAM) a rapporté vendredi qu'un grand nombre de déplacés des villes de l'ouest du pays, où se sont produits des affrontements entre deux nouveaux groupes rebelles et l'armée régulière, étaient arrivés dans la capitale administrative, Yamoussoukro, la semaine passée. Le PAM et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) projettent d'y effectuer dans le courant de cette semaine une mission d'évaluation des besoins humanitaires.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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