"L'offensive a continué contre Toulepleu. Des combats s'y déroulent actuellement", a informé Reuters qui citait un officier militaire. "C'est une région montagneuse, ce qui ne facilite pas les choses". L'agence de presse a cité les rebelles du Mouvement pour la Paix et la Justice (MPJ) qui auraient déclaré que la localité a été attaquée mardi par un hélicoptère de combat Mi-24 de l'armée.
"De nombreux civils ont été tués", a-t-elle ajouté, citant le sergent rebelle Bamba. Il aurait déclaré à Reuters qu'il lui parlait depuis la banlieue de Man, une ville située à l'ouest, à plus de 650 km de la capitale économique, Abidjan.
Jeudi dernier, deux nouveaux groupes rebelles, le Mouvement Populaire Ivoirien du Grand Ouest (MPIGO) et le Mouvement pour la Paix et la Justice (MPJ), ont occupé Danané et Man, deux petites villes à l'ouest de la Côte d'Ivoire, et en fin de semaine, ils se sont emparés de Toulepleu et Touba, deux autres localités occidentales.
L'armée française, qui surveillait un cessez-le-feu conclu sous les auspices de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), signé par le principal mouvement rebelle, le MPCI, et accepté par le Gouvernement le 17 octobre, a évacué ses ressortissants et les étrangers qui vivaient dans la nouvelle zone de guerre.
D'autre part, le président malien Amadou Toumani Touré est arrivé mercredi à Lomé, au Togo, pour informer le médiateur des pourparlers ivoiriens, le président togolais Gnassingbé Eyadéma, des résultats de ses discussions mardi avec le président ivoirien Laurent Gbagbo et avec son homologue du Burkina Faso, Blaise Campaoré.
Les présidents ont appelé à un déploiement rapide d'un force régionale d'interposition pour prendre le relais des soldats français en Côte d'Ivoire et "ont décidé de prendre des mesures appropriées, dès que possible, en vue de renforcer un arrêt des hostilités".
Ils ont également "fermement condamné la violence et les exactions à l'gard des populations civiles burkinabé, malienne et ivoirienne", stipule le communiqué conjoint, ajoutant qu'ils allaient adhérer au mécanisme de la CEDEAO pour la prévention, la gestion et la résolution des conflits.
D'après Bakayoko Lassana, l'attaché de presse du Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI), trois représentants de ce groupe devaient également rencontrer le président Touré mercredi.
Le MPCI a été saisi mardi d'un document des médiateurs qu'il est entrain d'examiner avant de faire des commentaires. "Nous avons fait des propositions et la délégation gouvernementale a seulement fait des observations sur nos propositions", a-t-il déclaré.
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