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Deux groupes rebelles suspendent leur participation aux pourparlers de partage du pouvoir

Deux factions rebelles qui se combattent dans le nord de la République démocratique du Congo (RDC), ont suspendu leur participation aux pourparlers
de partage du pouvoir qui se déroulent dans la capitale administrative de l'Afrique du Sud, Pretoria.

Le Rassemblement congolais pour la démocratie - Kisangani - Mouvement de
libération (RCD-K-ML), dirigé par Mbusa Nyamwisi, et le RCD-National (RCD-N) de Roger Lumbala, ont annoncé durant le week-end leur retrait de la
négociation d'un accord de paix pour mettre en place un gouvernement d'unité nationale.

Ces factions rivales, soutenues toutes les deux par l'Ouganda, ont repris les combats après que le RCD-K-ML ait violé l'accord de cessez-le-feu signé il y a deux semaines dans la capitale ougandaise, Kampala. Les deux groupes se combattent pour le contrôle de Bafwasende, Mambasa et d'autres territoires riches en bois et en minéraux tels que l'or, au nord-est de Kisangani, dans la province Orientale. Le RCD-N est par ailleurs appuyé par le Mouvement pour la libération du Congo, de Jean-Pierre Bemba.

Avant de se retirer des pourparlers, M. Lumbala a proposé que le président
gabonais, Omar Bongo, remplace l'actuel médiateur, l'Envoyé spécial de l'ONU en RDC, Moustapha Niassé. M. Lumbala a aussi réclamé une "stricte égalité de représentation des entités présentes aux pourparlers".

Le RCD-K-ML, qui contrôle actuellement Mambasa, a été le premier à annoncer son retrait des pourparlers, le 29 novembre. "Nous avons quitté parce que le cessez-le-feu n'est pas observé, que le médiateur ne tient pas compte de la
réalité sur le terrain, et que l'ONU ne respecte pas les positions tenues
après le désengagement, conformément au plan de Kampala", a déclaré à IRIN
Kolosso Sumahili, secrétaire général du groupe.

Le Représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour la RDC, Amos
Namanga Ngongi, a contacté les divers chefs rebelles pour organiser une
rencontre, le 7 décembre. "Mambasa change fréquemment de mains. Nous devons absolument travailler pour arrêter ce massacre inutile", dit-il.

Dans un développement séparé, le président de la RDC, Joseph Kabila, a
déclaré lundi que son gouvernement favorise la tenue d'une conférence
internationale sur la paix, la sécurité, la démocratie et le développement dans la région des Grands Lacs.




This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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