Un peu plus de 200 combattants sont demeurés à la base de Kamina, dans la
province du Katanga, à la suite d'une mutinerie impliquant quelque 1 300 de
leurs camarades. Dix meneurs sont alors entrés par effraction dans l'arsenal du camp, tuant sept soldats de l'armée congolaise et en blessant cinq autres. Les attaquants ont pu être maîtrisés et expédiés par avion au Rwanda, ce qui a provoqué des protestations de la part d'autres Hutus opposés aux rapatriements forcés.
"Les auteurs de ces manœuvres d'intimidation sont partis. Nous disposons d'informations indiquant que ceux qui restent (au camp) veulent retourner au Rwanda", a déclaré à IRIN Peter Swarbrick, le chef divisionnaire de la MONUC
chargé du programme de démobilisation, désarmement, rapatriement et réintégration des groupes armés.
Les 200 hommes restants faisaient partie d'un groupe de près de 2 000
miliciens Hutu rwandais, désarmés et confinés dans les casernes de Kamina
depuis un an. La MONUC soutient que 240 d'entre eux sont déjà retournés chez eux au Rwanda depuis l'amorce des rapatriements volontaires, il y a trois mois.
Ces événements, ainsi que les efforts du Gouvernement de la RDC pour
exécuter l'accord de paix de Pretoria du 30 juillet, signé avec le
Gouvernement rwandais, ont intensifié parmi les Hutus provenant du Burundi
et de l'Ouganda la crainte d'être également renvoyés chez eux. Mais les
responsables de l'ONU et de la RDC affirment que personne ne sera renvoyé de force.
"La forme de rapatriement (que pratique la) MONUC demeure volontaire", a déclaré mercredi le Représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, Amos Namanga Ngoni.
"Le Gouvernement n'est pas en train de chasser les Rwandais. Ce sont nos
voisins", a pour sa part indiqué Ntumba Luaba, ministre des Droits de
l'Homme de la RDC. "Ils peuvent demeurer dans notre pays, aussi longtemps qu'ils respectent nos lois".
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