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Nouvelle percée dans les pourparlers de partage du pouvoir

Les rebelles du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) ont annoncé
mardi qu'ils acceptaient, sous certaines conditions, un accord de partage du pouvoir avec le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et
le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma), mouvement rebelle soutenu par le Rwanda.

Aux termes de cet accord, Joseph Kabila est reconduit à la présidence de la RDC et est assisté de quatre vice-présidents choisis au sein du RCD-Goma, du MLC, de l'opposition non armée et du gouvernement actuel.

« Dans l'intérêt du Congo, nous avons décidé d'accepter le principe de
quatre vice-présidents mais nous y avons attaché certaines conditions. Nous attendons maintenant la réponse du gouvernement, » a déclaré à l'AFP Olivier Kamitatu, secrétaire général du MLC.

Selon des sources bien informées, le MLC souhaite que le gouvernement
négocie sur la façon dont le pouvoir sera partagé à chaque niveau du
gouvernement.

L'envoyé spécial de l'ONU en RDC, Moustapha Niasse, a déclaré devant des
journalistes réunis à Pretoria, capitale administrative de l'Afrique du Sud (où se déroulent les pourparlers), qu'il tiendrait ce vendredi des réunions de suivi avec le MLC et le RCD-Goma. Parallèlement, il a entamé mercredi des
consultations avec d'autres mouvements congolais, dont les Maï-Maï, le RCD-Nationale, le RCD-Kisangani/Mouvement de libération et l'opposition politique non armée.

Entendu au micro de la BBC lors de l'émission « Focus on Africa », l'
ambassadeur de la RDC en Afrique du Sud, Ben Mpoko, a déclaré que beaucoup
de progrès avaient été réalisés depuis la conclusion de cet accord.
« Les délégations étaient très satisfaites, tout le monde était content, » a-t-il déclaré. « Je suis convaincu qu'il existe aujourd'hui une véritable volonté politique, les Congolais sont fatigués de se battre, fatigués de souffrir. »

Lorsque les protagonistes des pourparlers auront mis en place des
arrangements transitoires pour le pays, le dialogue intercongolais les
sanctionnera de façon officielle, a déclaré l'ONU la semaine dernière.

Ces pourparlers se déroulent sous l'égide de M. Niasse et du président
sud-africain Thabo Mbeki, qui bénéficient aussi de l'appui de l'Union africaine et du gouvernement sud-africain.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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