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Négociations de trêve entre le gouvernement et une faction rebelle

Les autorités burundaises ont, ce mardi, rencontré le mouvement rebelle le plus important du pays pour entamer des négociations de cessez-le-feu qui pourraient mettre fin à neuf ans de guerre civile.

Sous la médiation du vice-président sud-africain Jacob Zuma, la faction
rebelle dirigée par Pierre Nkurunziza, le Conseil national pour la défense de la démocratie-Force pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD) qui avait toujours refusé de participer à des négociations de cessez-le-feu avant la
cessation des hostilités, s'est finalement décidée à entamer des
pourparlers.

Le bureau de M. Zuma a rapporté la semaine dernière, à l'issue de la
première rencontre, que les protagonistes avaient tenu des « consultations de pré-négociations ».

A l'occasion de ces consultations, la faction du CNDD-FDD avait initialement
proposé que les négociations de cessez-le-feu soient précédées d'un accord relatif à la cessation des hostilités. Or, aux dires des médiateurs, le gouvernement burundais tenait fermement à ce que la cessation des hostilités s'inscrive dans le cadre de la proposition générale liée à l'accord de
cessez-le-feu qui pourrait être débattue lors de négociations de cessez-le-feu.

« Il [le gouvernement] ne voulait en aucun cas séparer la cessation des
hostilités de l'accord de cessez-le-feu, et a ajouté que cette séparation
proposée par le CNDD-FDD semblait être une condition à l'ouverture de
réelles négociations de cessez-le-feu, » selon un communiqué publié lundi par le bureau de M. Zuma.

Ces négociations qui avaient déjà pris place dans la capitale commerciale de la Tanzanie, Dar es Salaam, avaient échoué en raison d'un différend entre les parties, les uns souhaitant débattre de la cessation des hostilités, les autres préférant entamer des pourparlers de cessez-le-feu.

Le bureau de M. Zuma a fait savoir que les discussions de mercredi entre le gouvernement burundais et la faction du CNDD-FDD se dérouleraient au niveau de comités techniques où les deux parties pourraient débattre des différents volets de la proposition de cessez-le-feu. M. Nkurunziza et le président burundais Pierre Buyoya ne participeront pas à ces réunions techniques. Les
deux hommes rejoindront les discussions ce jeudi, a précisé le bureau de la médiation.

L'équipe de la médiation a par ailleurs informé que M. Zuma avait rencontré,lundi, une délégation du parti de libération du peuple hutu-Force nationale de libération (Palipehutu-FNL), mouvement extrémiste dirigé par Agathon
Rwasa.

« Ils ont indiqué qu'ils n'avaient pas de mandat pour négocier avec le
gouvernement transitoire burundais tant que le gouvernement ne remplirait
pas certaines conditions, » selon des informations émanant du bureau de M.
Zuma.

Le FNL exige entre autres que le gouvernement détruise les « camps de
concentration » au Burundi, reconnaisse officiellement le mouvement du FNL,renvoie tous les soldats de l'armée gouvernementale dans leurs casernes et procède à la « destruction et au désarmement de toutes les milices pro-gouvernementales ». Le FNL demande aussi que le gouvernement relâche
ceux qu'ils estiment être des prisonniers politiques et suspende les
tribunaux pénaux.

« A la lumière des conditions susmentionnées, le vice-président Zuma n'a pas, pour l'heure, l'intention de convoquer de nouvelles réunions avec le Palipehutu-FNL, » selon le bureau de la médiation.

Lors du sommet des Grands Lacs qui s'est tenu le 7 octobre dernier, les
chefs d'Etat régionaux ont donné un ultimatum aux mouvements armés leur
proposant de parvenir à un cessez-le-feu avec le gouvernement dans un délai
de 30 jours ou de s'exposer aux conséquences.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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