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Les efforts de paix au point mort, affirme le MDFC

Les efforts tendant à résoudre un conflit de 20 ans en Casamance, dans le sud du Sénégal, ont été au point mort ces dernières semaines, a affirmé un responsable du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC).

"La situation reste au point mort", a déclaré mardi à IRIN depuis la Casamance le secrétaire du MFDC chargé des affaires intérieures Abdoulaye Diedhiou. Il a formé le voeu que la visite récente en Casamance d'une délégation gouvernementale pourrait redémarrer les discussions sur les modalités des pourparlers sur la Casamance.

Bien que la délégation n'ait fait le déplacement que pour présenter ses condoléances aux familles affectées par le naufrage d'un ferry qui a fait près d'un millier de morts le mois derniers, le MFDC a saisi l'occasion pour informer la délégation qu'il demeurait attaché aux pourparlers de paix, a expliqué M. Diedhiou.

Le président sénégalais Abdoulaye Wade a proposé que les négociations se déroulent dans le pays voisin, la Guinée-Bissau. A travers la délégation, le MFDC a demandé aux autorités sénégalaises un document officiel attestant que le gouvernement de Bissau serait « totalement » responsable de la sécurité des délégués du MFDC. L'autre demande consistait à ce que le gouvernement de Dakar facilite la participation des membres du MFDC à l'étranger, a précisé M. Diedhiou.

La délégation était composée du ministre de l'Intérieur, Mamadou Niang, et du maire de Ziguinchor, Oumar Lamine Badji. Durant sa visite d'une journée dimanche, elle a également rencontré le chef du MFDC par intérim, Sidy Badji, et son président honoraire, l'abbé Augustin Diamacoune.

M. Diedhiou a informé qu'aucune date et aucun lieu n'ont été fixés pour le démarrage des négociations entre les deux côtés.

Le MFDC a entamé en 1982 une lutte armée pour l'indépendance de la Casamance, en accusant les gouvernements successifs d'avoir ignoré le développement et les besoins de la population de la région. Le MFDC prétend également que sous le régime colonial français, la Casamance n'était pas administrée comme faisant partie du Sénégal.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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