Plusieurs manifestants ont été blessés dans une bousculade lorsque, selon l'un des organisateurs du sit-in, Geneviève Bro Grebe, des soldats français ont utilisé des gaz lacrymogènes et des lance-eau pour disperser les manifestants qui menaçaient d'entrer dans le camp, proche de l'aéroport principal.
Bro Grebe, une ancienne ministre des Sports au sein du gouvernement du président Laurent Gbagbo, a indiqué que cent personnes ont été blessées durant la bousculade. « Nous les avons accompagnées à l'hôpital », a-t-elle informé, ajoutant que « même le jeune ministre de la Santé est allé soigner les blessés ».
Des officiels français, cités par les agences de presse, ont fait état de cinquante blessés.
"La manifestation a débuté autour de 8H00 et ils ont tenté de s'introduire dans le camp militaire français. Les forces de sécurité ivoiriennes n'ont pu les contenir, donc nous avons dû intervenir. Nous avons utilisé du gaz lacrymogène pour les disperser », a déclaré le lieutenant-colonel Ange-Antoine Leccia, porte-parole de l'opération française en Côte d'Ivoire, cité par les agences de presse.
D'après des Français et d'autres sources, les manifestants s'en sont également pris à des ressortissants français et à des personnes qu'ils croyaient être françaises. Certains ont été molestés tandis que d'autres ont eu leurs véhicules endommagés. D'autres sources ont indiqué que des manifestants ont installé des barrages le long de la route à l'extérieur du camp, arrêté des voitures et perturbé la circulation entre l'aéroport et la ville.
Des officiels gouvernementaux ont ultérieurement appelé les manifestants à ne pas attaquer les intérêts français mais à exercer leur droit de manifester dans les limites admises.
La manifestation, organisée par l'Union des forces patriotiques (formée d'ONG et de groupes de pression), fait partie d'une série de protestations organisées par des groupes favorables au gouvernement, en réaction contre une insurrection qui dure depuis un mois.
Certains secteurs pro-gouvernementaux accusent les Français d'ambiguïté dans le conflit ivoirien, et ont proclamé que M. Ouattara était derrière l'insurrection qui a éclaté le 19 septembre par ce que le gouvernement a décrit comme une tentative de Coup d'Etat. M. Ouattara avait fui à l'ambassade française mais son domicile a été endommagé par des hommes armés.
Certains manifestants ont insisté pour rester mardi devant la base militaire française, en dépit du fait que les organisateurs leur ont demandé de mettre fin au sit in, selon Bro Grebe.
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