sont emparées dimanche des villes d'Epulu et de Mambasa situées en province Orientale au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).
M. Bemba dirige le Mouvement de libération du Congo (MLC) et M. Lumbala le Rassemblement congolais pour la démocratie-National (RCD-N).
Les territoires que leurs forces occupent aujourd'hui dans la province
Orientale se trouvaient jusqu'alors sous contrôle du Rassemblement congolais pour la démocratie-Kisangani-Mouvement de libération (RCD-K-ML) que dirige
Mbusa Nyamwisi, a précisé à IRIN le secrétaire général du mouvement, Kolosso Sumahili.
La Mission des Nations Unies en RDC (MONUC) a confirmé ce lundi la prise des deux villes par le MLC et le RCD-N.
Les trois factions rebelles de cette région de RDC bénéficient toutes du
soutien de l'Ouganda voisin.
La MONUC et le RCD-K-ML ont déclaré que les troupes du MLC et du RCD-N
avançaient vers la ville de Beni au nord de la province du Nord-Kivu à l'est de la RDC.
Des sources humanitaires de la région ont indiqué à IRIN que cette offensive
a provoqué le déplacement de milliers d'habitants de la région et appellent
à des efforts concertés de la part des ONG et des institutions de l'ONU pour tenter de sauver grand nombre de ces personnes déplacées et vulnérabilisées par de longues heures de marche à pied et une pénurie de vivres. Selon une ONG, plus de 90 pour cent des habitants des villes de Komanda et Nyankunde auraient été déplacés.
Face à l'arrivée de centaines de Congolais fuyant les combats, l'Ouganda aurait dépêché une équipe d'experts à la frontière de la RDC en vue d'évaluer les risques d'une crise humanitaire, lisait-on ce lundi dans le journal hebdomadaire « The East African », basé à Nairobi. Selon cet
article, la ministre ougandaise chargée de la prévention des catastrophes, Helen Amongin Aporu, a déclaré la semaine dernière que les réfugiés s'infiltraient en Ouganda à différents endroits, citant notamment Nebbi au nord-ouest, le lac Albert ainsi que le poste frontalier de Mpondwe en Ouganda. D'autres réfugiés pénétraient dans le pays en passant par le district de Bundibugyo, à 300 km au sud-ouest de la capitale ougandaise,Kampala.
La MONUC a fait savoir lundi qu'elle déplorait cette nouvelle flambée de
violence survenue alors que toutes les armées étrangères se retiraient de la RDC.
Outre les offensives du MLC et du RCD-N, la MONUC a également dénoncé les
attaques du RCD-K-ML ainsi que celles de l'Union des Patriotes Congolais
(UPC), une faction dissidente du RCD-K-ML dirigée par Thomas Lubanga.
« Les forces de l'UPC renforcent leurs positions autour de Bunia [au
nord-est de la RDC], où, selon certaines informations, se poursuivent des combats entre l'UPC d'un côté et la tribu Lendu et le RCD-K-ML de l'autre, » a déclaré la MONUC lundi dans un communiqué.
« Si cette situation se poursuit, on peut s'attendre à des conséquences
catastrophiques pour le processus de paix, mais nous espérons qu'avec la
coopération de l'ensemble des parties, on n'en arrivera pas là, » a indiqué Amos Namanga Ngongi, chef de la MONUC et représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, en RDC.
La MONUC appelle toutes les parties au conflit à cesser les hostilités
immédiatement et réitère sa volonté de contribuer à restaurer le dialogue
entre les belligérants.
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