contre le Gouvernement de transition burundais, ont signé lundi un accord
officiel de cessez-le-feu lors d'un sommet régional. Par ailleurs, les deux factions restantes se sont fait lancer un ultimatum de 30 jours pour s'y conformer, sans quoi elles devront en subir les conséquences.
Le Conseil national pour la défense de la démocratie - Forces pour la
défense de la démocratie (CNDD-FDD), de Jean-Bosco Ndayikengurukiye, et le
Parti de libération du peuple Hutu - Forces nationales de libération
(PALIPEHUTU-FNL), d'Alain Mugarabona, ont officialisé leurs accords avec le
Gouvernement de transition, ouvrant la voie à qu'ils ont appelé "une ère
nouvelle" dans le processus de paix.
Durant ce temps, d'une manière plus clémente que ce qu'anticipaient les
leaders de la région, les deux groupes n'ayant pas signé d'accord - le CNDD-FDD de Pierre Nkurunziza et les FNL d'Agathon Rwasa - se sont fait ordonner de poursuivre les négociations "pour conclure un accord de cessez-le-feu d'ici 30 jours", selon une déclaration produite par le sommet.
Les délégués présents au sommet ont accepté de "se réunir dans 30 jours pour analyser la situation et, si un accord de cessez-le-feu n'est pas conclu entre les parties", ils "adopteront des mesures appropriées contre les parties récalcitrantes".
Ce sommet, annoncé comme le dernier à se tenir dans le cadre de l'Initiative régionale des Grands Lacs sur le Burundi, rassemblait les présidents du Burundi, de la Tanzanie, de l'Ouganda, de la République démocratique du Congo et de l'Afrique du Sud, de même que le médiateur en chef et ancien
président de l'Afrique du Sud, Nelson Mandela, ainsi que des représentants
des Nations Unies et de l'Union africaine.
Dans un geste que des observateurs interprètent comme une "carotte" destinée à persuader les derniers groupes rebelles de signer un cessez-le-feu, le sommet a reconnu le besoin d'intégrer les groupes armés dans les
institutions officielles de l'État. Cette question avait constitué la pierre d'achoppement lors des négociations.
Les leaders ont décidé que "le CNDD-FDD de M. Ndayikengurukiye, les FNL de M. Mugarabona et tous les autres groupes armés qui auront signé l'accord de cessez-le-feu devraient être intégrés dans les institutions de transition et les organes de l'État, incluant l'armée et les autres forces de sécurité".
Ils ont par ailleurs invité tous les signataires de l'accord de paix
d'Arusha à favoriser cette intégration.
Néanmoins, le CNDD-FDD de M. Nkurunziza a blâmé les médiateurs pour avoir associé "de pseudo-belligérants" au processus de paix. Il a aussi réclamé une déclaration claire énonçant les objectifs des négociations, une définition des belligérants et un engagement ferme des deux côtés à exécuter tout accord qui sera signé.
"On a fait des progrès", a déclaré le président ougandais, Yoweri Museveni,
président de l'Initiative régionale, lors de la séance de clôture du sommet.
Il a toutefois ajouté: "Nous allons continue d'exercer des pressions sur
ceux qui ne veulent pas vraiment la paix au Burundi".
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