Des milliers de jeunes se sont déplacés pour manifester leur solidarité aux troupes loyalistes « qui défendent la nation contre les attaques terroristes ». Ils se sont déclarés prêts à aller sur le champ de bataille pour combattre les mutins.
Cependant, la situation en Côte d'Ivoire, où des soldats insurgés ont tenté de renverser le gouvernement le 19 septembre dernier et ont pris le contrôle de certaines villes du nord, demeure « de plus en plus tendue », a souligné mercredi le Bureau de l'ONU de coordination des affaires humanitaires (BCAH/OCHA) dans son rapport de situation.
Des informations font état de combats continus entre les soldats de l'armée régulière et les dissidents autour de Bouaké, dans le centre, et des villages entre Bouaké et la capitale administrative, Yamoussoukro, a-t-il ajouté. Les insurgés contrôlent à présent la ville de Korhogo ainsi qu'Odienné, dans le nord, a ajouté OCHA.
Au cours des deux derniers jours, les troupes françaises ont renforcé leur présence dans le pays afin de fournir à l'armée une assistance logistique et en matière de communication durant son offensive, a-t-il noté.
OCHA a souligné que la protection des civils dans le pays et l'accès sûr des travailleurs humanitaires pour évaluer les besoins humanitaires et apporter des secours sont les principales préoccupations maintenant, en particulier à Abidjan, du fait des opérations actuelles de nettoyage et de l'absence de mesures pour réduire leur impact.
Les inquiétudes sont aussi très fortes concernant le sort des populations piégées à l'intérieur et autour de ce que le gouvernement a désigné comme une 'zone de guerre', où les insurgés empêchent les ressortissants ivoiriens de sortir de la région en automobile pour se rendre dans un lieu plus sûr, a-t-il noté
Lundi, la Croix-Rouge ivoirienne, avec l'aide du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), a procédé à la première livraison d'approvisionnement médical à l'hôpital militaire de Bouaké, après une autorisation du gouvernement. Les provisions y ont été transportés à bord d'une ambulance de la Croix-Rouge.
Dans un communiqué de presse, le CICR a annoncé qu'il négociait avec les deux parties au conflit dans le but d'obtenir un accès pour conduire une évaluation neutre de la situation humanitaire dans les zones de conflit - Bouaké et Korhogo - et afin de répondre aux besoins les plus urgents. La Croix-Rouge nationale a mis en place des unité d'urgence à Abidjan, Daloa, Bouaké et Korhogo.
Mardi à Abidjan, la Croix-Rouge ivoirienne a distribué des produits non alimentaires tels que savons, couvertures et matelas aux personnes déplacées de leurs foyers, sinistrés par des incendies.
D'autre part, le Rassemblement des Républicains (RDR), de l'opposition, a exhorté le gouvernement du président Laurent Gbagbo et les mutins à cesser « l'effusion de sang stérile et inutile », ont rapporté les agences de presse.
"Le RDR appelle à des négociations immédiates dans le dessein de rétablir un climat de sécurité favorisant l'évolution du processus démocratique et le processus socio-économique de notre pays», pouvait-on lire dans un communiqué émanant du RDR mardi.
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