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Appel d'un montant de 10 millions de dollars pour le contrôle de la méningite

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) de l'ONU et ses partenaires ont lancé vendredi un appel urgent pour un montant de 11 millions d'euros (10, 8 millions de dollars) afin de contenir des flambées épidémiques potentielles de méningite en Afrique.

L'appel a été fait à l'issue d'une réunion de quatre jours, à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, où ont été discutées des stratégies destinées à contenir les flambées épidémiques de méningite et à fournir des vaccins à un prix abordable.

L'OMS a indiqué que l'émergence d'une nouvelle souche de méningite (W-135) en Afrique de l'Ouest cette année a rendu plus urgente encore la recherche d'un vaccin plus efficace et plus abordable.

Une flambée de W-135 au Burkina Faso, qui a débuté en février et s'est prolongée jusqu'au mois de mai dernier, a provoqué plus de 12 000 cas de méningite dont près de 1 500 mortels.

Les participants à la rencontre ont recommandé que les pays de la « ceinture africaine de la méningite », qui s'étend de l'Ethiopie au Sénégal, soient vigilants et qu'ils détectent les cas de méningite aussi tôt que possible de sorte qu'un traitement soit rapidement mis à disposition.

Il a été convenu à Ouagadougou de renforcer la capacité de réponse des laboratoires dans la région et de cesser la vaccination préventive contre les souches A et C de la méningite, prévalantes en Afrique, à cause de son inefficacité.

Un vaccin efficace en revanche ne serait pas disponible avant 2007, si l'on en croit l'OMS.

"Les vaccins dont nous disposons actuellement ont une garantie d'immunisation médiocre et n'immunisent pas les enfants de moins de deux ans », a affirmé Daniel Tarantola, haut conseiller pour la politique et directeur du département des vaccins et des produits biologiques de l'OMS.

"Cela veut dire que les personnes les plus vulnérables ne sont pas protégées », a-t-il ajouté.

L'OMS n'est pas sûre de l'efficacité du vaccin actuel pour immuniser contre la méningite de souche A et C, a souligné M. Tarantola.

"Deuxièmement, nous pourrions manquer de vaccins lors de l'apparition d'une véritable épidémie », a-t-il averti. « Il convient d'inciter à la vigilance et d'être en mesure de détecter les épidémies plus tôt pour répondre rapidement et utiliser des doses de vaccin appropriées ».

L'OMS et les autres membres du groupe de coordination international sur la fourniture de vaccins pour la lutte contre la méningite épidémique - comprenant le Fonds des Nations Unies pour l'enfance, la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et Médecins sans Frontières - n'ont pas pu arriver à un accord avec les compagnies pharmaceutiques Glaxosmithline (GSK) et Aventis Pasteur (AP), lors de la réunion au Burkina Faso, sur une augmentation massive de la disponibilité du vaccin tétravalent conjugué contre la méningite.

GSK et AP produisent les vaccins tétravalent qui protègent contre quatre souches de méningite, notamment les souches W-135, A et C.

L'AP, qui avait des représentants à la réunion, a déclaré qu'elle ne pouvait produire le vaccin à grande échelle dans les trois à quatre prochaines années. Elle produit actuellement deux millions de vaccins par an pour le marché américain à 50 dollars la dose.

GSK, le premier producteur mondial de Tétravalent, n'a pas assisté à la rencontre de Ouagadougou mais va participer aux futures discussions avec l'OMS et ses partenaires.

L'OMS a fait savoir qu'elle ne pourrait acheter que 2 millions de doses de vaccin Tétravalent à 2,75 dollars pour 2003 à cause des contraintes financières.

Toutefois, il faudrait immédiatement cinq millions de doses, et les besoins pour les cinq prochaines années seraient de 50 millions de doses.

Même dans ce cas de figure, le prix de 2,75 dollars la dose auquel l'OMS achètera le vaccin disponible demeure trop coûteux pour les pays africains, selon l'organisation de l'ONU et ses partenaires. Les négociations continueront à cibler le prix pour les pays africains à 1 dollar US la dose, ont-ils indiqué.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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