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Des milliers d'anciens soldats seront rapatriés

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a créé un
comité pour surveiller le rapatriement de plus de 4 000 soldats des Forces armées zaïroises (FAZ), des Forces armées congolaises (FAC) et de leurs familles, en exil en République du Congo voisine.

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a récemment annoncé qu'elle organiserait le retour des premiers petits groupes de membres des ex-FAZ/FAC et de leurs proches durant les prochaines semaines. À leur arrivée à Kinshasa, tous les rapatriés bénéficieront d'un soutien à la réintégration, dans le cadre d'un programme financé et organisé par l'OIM et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Selon l'OIM, les membres des ex-FAZ se sont enfuis à Brazzaville en mai
1997, après la chute du régime Mobutu. Des soldats ayant refusé de se joindre aux FAC, nouvellement créées par le président de l'époque,
Laurent-Désiré Kabila, les ont rejoints en août 1998. D'autres combattants ont fui en novembre 2000, à la suite d'un soulèvement interne raté au sein des forces des FAC, et en janvier 2001, après l'assassinat de M. Kabila. D'autres ont abandonné leurs positions de combat dans la province de l'Équateur, au nord-ouest du pays, pour chercher refuge au nord de la République du Congo.

Un comité technique conjoint, composé de fonctionnaires des deux
gouvernements, de l'OIM et du PNUD, évaluera chaque cas et garantira - par écrit et avant que le rapatriement n'ait lieu - que chaque personne reviendra volontairement en RDC, sera libre de revenir, et ne rencontrera aucun problème avec les responsables des forces de sécurité, explique l'OIM.

Toutefois, cette compréhension des choses ne semble pas être complètement partagée par les autorités de la RDC.

"Nous supposons que tous les militaires de la garde de Mobutu ne sont pas des criminels, et ils peuvent donc revenir", a déclaré à IRIN un responsable des services de sécurité, précisant toutefois que "seuls ceux qui se seraient impliqués dans des crimes pourront être poursuivis".

Concernant les ex-FAC, l'OIM rappelle que certains de ses membres ont
traversé le fleuve Oubangui jusqu'au nord de la République du Congo au cours des deux dernières années, devenant une source d'insécurité pour la région, surtout en raison du fait que plusieurs demeurent encore armés. "Presque 100 000 réfugiés de la RDC vivent actuellement dans cette région", indique l'OIM.

La Voix des sans-voix (VSV), une ONG de défense des droits de l'homme basée en RDC, a dénoncé une vague récente d'arrestations de membres des ex-FAZ qui ont été intégrés dans l'armée nationale actuelle. Selon VSV, certains de ces soldats et leurs familles ont été maintenus en détention depuis juillet 2002.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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