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Échec des pourparlers avec la principale faction rebelle

Les pourparlers entre le Gouvernement burundais et la principale faction
rebelle ont avorté durant le week-end et ce, sans que le moindre progrès
n'ait été enregistré en faveur d'un cessez-le-feu, ont annoncé lundi les
médiateurs sud-africains.

C'est la seconde fois depuis le début des discussions, en août, que la
faction de Pierre Nkurunziza, le Conseil national pour la défense de la démocratie / Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD), et le gouvernement ne parviennent pas à un accord.

Aucune partie n'a pu s'entendre sur le contenu d'une "déclaration
d'engagement à négocier", un document identifiant les véritables
belligérants du conflit burundais. Par ce texte, les parties s'engageraient à respecter tout accord de cessez-le-feu qui serait signé, a déclaré le médiateur des négociations, à Dar es Salaam.

"Selon la position défendue par le CNDD-FDD de M. Nkurunziza, la délégation du Gouvernement de transition serait reconnue comme étant des belligérants à part entière", dit-il, en raison de son association avec les forces armées
du Burundi.

"Les deux parties n'ont pas pu s'entendre sur le contenu et le processus de la déclaration. Le gouvernement souligne l'importance de se concentrer sur la négociation de l'accord de cessez-le-feu comme tel, plutôt que sur la "Déclaration d'engagement à négocier". De son côté, le CNDD-FDD insiste pour
ne participer aux véritables pourparlers de cessez-le-feu qu'après que ses conditions auront été satisfaites", ajoute-t-il.

Le Gouvernement qualifie cet échec de "malencontreux". "C'est très
malheureux qu'ils refusent de négocier. De notre côté, nous ne pouvons qu'attendre", a confié à IRIN Ambroise Niyonsaba, le chef de la délégation du Gouvernement du Burundi.

"En ce moment, le processus de paix recule au lieu d'avancer. Nous pourrions être confrontés à une situation marquée par un retrait complet des FDD des pourparlers, ce qui mettrait fin aux espoirs de parvenir à un cessez-le-feu", a avoué lundi à IRIN Jan van Eck, un analyste du conflit burundais.

"Cela pourrait avoir comme résultat d'amener la région à décider de mettre en œuvre des sanctions contre les groupes rebelles, lors du sommet du 7 octobre", conclut-il. Il s'agira du dernier sommet de l'Initiative régionale des Grands Lacs pour le Burundi. Il se tiendra à Arusha en Tanzanie.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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