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Les pourparlers de cessez-le-feu ne parviennent pas à commencer

Les rebelles Hutu actuellement à Dar es Salaam pour les pourparlers de cessez-le-feu, ont déclaré qu'il ne prendront part aux négociations qu'après avoir observé deux jours de deuil pour les civils récemment massacrés au Burundi, ont révélé à IRIN certaines sources jeudi.

Jeudi, le Conseil national pour la défense de la démocratie - Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD), une faction rebelle dirigée par Pierre Nkurunzizahave, présente dans la capitale commerciale tanzanienne pour des pourparlers avec le Gouvernement burundais de transition, a réclamé du temps "pour réfléchir au sort des habitants du Burundi". Salvator Ntacobamaza, porte-parole du groupe à Dar es Salaam, a assuré IRIN que le massacre prouvait les affirmations de son groupe à l'effet que le gouvernement ne contrôle pas l'armée.

"Nous avons toujours prétendu que le gouvernement de transition n'est pas assez puissant pour contrôler l'armée. Le massacre de près d'un millier de civils par l'armée prouve que ce que nous avons toujours dit était exact", soutient-il.

Le président du Comité parlementaire burundais sur les droits de l'homme, Léonidas Ntibayazi, a confirmé mardi la mort de 183 personnes, tuées par des inconnus armés, le 9 septembre dans la commune d'Itaba, dans la province de Gitega, au centre du pays. Aucune confirmation indépendante n'a permis d'identifier les responsables de la tuerie. La délégation du Gouvernement burundais à Dar es Salaam a refusé de spéculer sur le nombre de victimes avancé par les rebelles, mais a confirmé qu'une enquête ferait la lumière sur le massacre.

Les pourparlers devaient en principe recommencer jeudi, après que des négociations préliminaires tenues en août entre le gouvernement et les rebelles n'aient donné aucun résultat, en raison de désaccords sur l'identification même des "vrais" belligérants.

M. Ntacobamaza a aussi soutenu que le président Pierre Buyoya était en train d'adopter une stratégie double pour attaquer les rebelles.

"Il envoie des délégués à l'étranger pour négocier, faire pression sur la communauté internationale et recueillir des fonds. Pendant ce temps, il utilise ces mêmes fonds pour envoyer des troupes pour tuer la population", allègue-t-il.

Par ailleurs, les médiateurs sud-africains des pourparlers ont informé IRIN qu'une petite faction rebelle, les PALIPEHUTU-FNL (Forces nationales pour la libération), dirigées par Alain Mugarabona, se rendrait à Dar es Salaam pour prendre part aux pourparlers, vers la fin de la semaine.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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