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L'ex-président aurait été tué lors d'un soulèvement militaire

L'ancien président de la Côte d'Ivoire, le général Robert Gueï, figure parmi les personnes qui auraient été tuées à l'issue d'un soulèvement militaire qui a paralysé ce jeudi plusieurs villes ivoiriennes, notamment la capitale économique, Abidjan.

Le général Gueï, auteur du premier putsch de 1999 en Côte d'Ivoire qui avait renversé le gouvernement de Henri Konan Bédié, a été tué jeudi après midi dans une fusillade près de son domicile à Abidjan, ont affirmé des diplomates à IRIN.

Le ministre de l'Intérieur Emile Boga Doudou a aussi été mortellement blessé et un autre ministre a été pris en otage par les mutins, ont ajouté les sources.

Le commandant militaire de la région de Bouaké, dans le centre du pays, le lieutenant colonel Dagrou Loula, aurait été également tué durant les combats de la matinée.

Des tirs d'armes lourdes ont éclaté à Abidjan vers 4h du matin TU lorsque des soldats se sont mutinés. Habillés en jeans et en treillis, les soldats protestaient contre leur démobilisation imminente de l'armée.

Des informations initiales indiquaient qu' « un coup d'état était en cours », selon les diplomates. Des institutions gouvernementales et les résidences officielles de plusieurs ministres, notamment celles des ministres de l'Intérieur et de la Défense, ont été attaquées, ont-ils précisé.

Dans l'après-midi, les forces loyalistes avaient repris le contrôle de plusieurs cantonnements militaires qui avaient été assailli par les mutins, ont poursuivi les sources.

Le gouvernement de la Côte d'Ivoire s'évertue à contrôler la situation, ont signalé les agences de presse, qui reprenaient les propos du premier ministre Pascal Affi N'Guessan.

Les rues d'Abidjan sont restées désertes même après la fin des tirs, mais des informations font état de barrages routiers érigés par des soldats loyalistes.

L'aéroport international a été fermé et les vols à destination de la Côte d'Ivoire ont été détournés vers le Ghana ou vers d'autres pays voisins.

Le président Laurent Gbagbo, qui a remplacé Gueï à l'issue des élections de 2000, effectuait une visite en Italie au moment du soulèvement et a annulé une réunion prévue ce matin avec le président de la Chambre des députés de l'Italie. Les agences de presse ont cité un conseiller du président, Alain Toussaint, qui aurait déclaré à Rome que Gueï, l'ex-dirigeant militaire, serait derrière le soulèvement.

Les collaborateurs de Gueï à Abidjan ont démenti l'information.

Les combats de jeudi ont éclaté à la base de la police paramilitaire d'Abidjan mais se sont étendus à d'autres parties du pays, ont indiqué les diplomates, ajoutant qu'il était trop tôt pour faire le bilan des dégâts matériels.

Les tirs intensifs ont continué dans la matinée de jeudi dans plusieurs quartiers d'Abidjan notamment à Riviera, à Cocody, où habite le président, dans les Deux Plateaux, dans le camp de gendarmerie d'Agban, et dans le Plateau, le centre commercial de la ville, où sont situées des installations stratégiques comme la radio et la télévision nationales et les bureaux présidentiels.

Une garnison de l'armée a été assaillie à Korhogo, une ville du nord et fief de l'opposition, à 800 km au nord d'Abidjan. Selon la presse, au moins deux cadavres ont été aperçus.

Une base aérienne à Bouaké et une base militaire dans la localité de Ferkessedougou, dans le nord, auraient également été attaquées.

Dans l'après-midi, les combats se déroulaient encore à Korhogo et à Bouake, ont déclaré des diplomates à
IRIN.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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