communiqué de l'Agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR).
Des réfugiés ont témoigné qu'ils fuyaient les conditions générales
d'insécurité prévalant dans le pays, a confié mercredi à IRIN une
porte-parole du HCR, Ivana Unluova. Ces conditions incluent notamment les
représailles des militaires burundais contre les villageois soupçonnés de
soutenir des groupes rebelles, de même que le "recrutement forcé" de jeunes hommes Hutu dans l'armée, dit-elle.
La plupart des réfugiés provenaient des provinces du sud-est du pays, soit du Ruyigi et du Rutana, ainsi que de celle de Gitega, au centre du Burundi.
Bien que plus de 30 pour cent de toutes les arrivées de cette année en
Tanzanie soient survenues au cours des deux dernières semaines, Mme Unluova déclare qu'il ne s'agit pas d'une "hausse spectaculaire" susceptible de mettre à l'épreuve la capacité des camps de réfugiés à les recevoir.
Elle ajoute que le HCR aide, en réalité, beaucoup plus de réfugiés à revenir chez eux au Burundi que le nombre de ces nouveaux arrivants en Tanzanie. Elle mentionne à cet égard que plus de 25 000 réfugiés sont retournés au Burundi dans le cadre d'un exercice de rapatriement volontaire ayant débuté en mars.
"Même si nous commençons à constater une tendance à la hausse du nombre
d'arrivants provenant du Burundi, leur nombre demeure encore très bas,
surtout si on le compare à ceux des premiers huit ou neuf mois de l'an
dernier", a-t-elle ajouté.
En 2001, un total de 25 000 Burundais se sont enfuis vers la Tanzanie.
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