Dans un rapport signé par le président du RCD-Goma, Adolphe Onusumba Yemba, et adressé au président du Conseil de sécurité de l'ONU, le mouvement rebelle a répondu aux allégations du Rapporteur spécial de l'ONU pour les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Asma Jahangir, à l'issue de sa visite en RDC à la mi-juin. M. Onusumba a affirmé que le rapport de Mme Jahangir s'appuyait sur des recherches insuffisantes, remettant en question ses sources et le qualifiant de "fantaisiste".
"On peut conclure sans risque que le rapport [de Mme Jahangir] est prématuré, incomplet et qu'il devrait être renvoyé à son auteur," a déclaré M. Onusumba.
Le RCD-Goma a également rejeté toutes les allégations de HRW, qualifiant son rapport d'imparfait et d'ambigu, sans pour autant réfuter certains points précis comme cela avait été le cas pour le rapport de Mme Jahangir.
Dans un rapport publié le 20 août, le HRW a identifié les commandants en chef du RCD-Goma impliqués dans les massacres de Kisangani, appelant à leur poursuite judiciaire pour crimes de guerre. Le rapport précise que les rebelles ont perpétré des tueries à grande échelle, des exécutions sommaires, des viols et des actes de pillage lors de la répression d'une mutinerie au sein de leurs rangs, survenue les 14 et 15 mai.
Le RCD-Goma a demandé au Conseil de sécurité de mener une autre enquête "pour établir objectivement la vérité sur ce qui s'est passé à Kisangani", et a insisté sur le fait que le compte-rendu d'une organisation internationale crédible et indépendante, le Comité international de la Croix-Rouge, corroborait le rapport du RCD-Goma.
[A lire le rapport complet du RCD-Goma sur http://www.congo.co.za/]
[A lire le rapport complet de HRW sur http://hrw.org/reports/2002/drc2/]
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