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Médiation des gouverneurs dans la crise politique, l’armée confirme sa loyauté

Les gouverneurs des 36 Etats du Nigeria ont fait savoir mardi qu’ils intervenaient dans la crise politique déclenchée par une menace de mise en accusation du président Olusegun Obasanjo et ce, afin de sauver le pays du chaos. Le chef des services militaires a aussi confirmé sa loyauté au président et a écarté toute intervention militaire.

Les gouverneurs ont rencontré M. Obasanjo avant de choisir une délégation de six membres qui a tenu des réunions séparées avec des leaders de la Chambre des représentants, notamment son président Ghali Umar Na'Abba.

Il y a une semaine, la chambre, qui est la chambre basse du parlement, a donné deux semaines à M. Obasanjo pour démissionner, faute de quoi, il sera mis en accusation pour incompétence, violation de la constitution et corruption. Il a rejeté les accusations et a taxé les législateurs de « plaisantins ».

S’exprimant au nom de ses collègues, le gouverneur Segun Osoba, de l’Etat d’Ogun (sud-ouest) a indiqué que leur objectif consistait à calmer les esprits politiques échauffés dans le pays. « Nous ne disposons pas du mandat d’interférer de quelque côté que ce soit », a-t-il déclaré à des journalistes dans la capitale Abuja. « Mais nous pouvons du moins briser la glace et créer une fenêtre pour une résolution du problème à l’amiable ».

La confrontation entre l’exécutif et les législateurs a fait monter la tension politique au Nigeria à la veille des élections cruciales de 2003. Les préparatifs ont été plutôt agités, ce qui fait craindre un retour de l’armée, qui avait remis le pouvoir au gouvernement élu en 1999 au terme de 15 années consécutives à la tête de cet Etat ouest-africain.

Mardi, l’officier le plus haut gradé, le chef de l’état-major de la défense, l’amiral Ibrahim Ogohi, a écarté la possibilité que l’armée profite de la situation actuelle pour s’emparer du pouvoir.

"Les membres des forces armées demeurent apolitiques et ne peuvent donc pas être induits à faire du banditisme politique ou à apporter leur appui à quelque chose qui soit inconstitutionnelle », a-t-il affirmé aux journalistes.

M. Ogohi a néanmoins admis que des éléments non identifiés s’étaient servis de la crise politique comme prétexte « pour monter les membres des forces armées contre le gouvernement constitutionnellement élu ». Il a signalé que les forces de sécurité étaient en état d’alerte pour agir face aux « éléments mécontents ».


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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