"A l'exception des personnes citées ou identifiées par le tribunal international, si une amnistie générale était déclarée, cela permettrait de rassurer ceux qui souhaitent éventuellement rentrer chez eux," a déclaré mardi le colonel Michel Morin, chef adjoint du programme DDRRR de la mission de l'ONU en RDC (connue sous son acronyme français, MONUC), dans une interview accordée à Radio France Internationale.
Répondant à la question de savoir ce qui pourrait convaincre les éléments armés de déposer volontairement leurs armes, il a indiqué: "Le volontarisme est le pilier de tout le processus." Pour que le désarmement volontaire réussisse, a-t-il ajouté, il est essentiel que les autorités locales offrent leur soutien. "Je pense que, dans tous les cas, ces actions de rapatriement et de désarmement ne peuvent être menées sans le partenariat absolu et l'accord parfait des autorités en présence. Ce n'est pas à la MONUC d'imposer des choses. Elle n'en a ni le mandat ni les ressources," a-t-il insisté.
Soulignant que la MONUC "joue le rôle d'une force unificatrice en apportant son savoir-faire technique et son assistance ", il a ajouté que la mission de l'ONU ne pouvait pas "et ne devait en aucun cas se substituer aux autorités politiques. Par conséquent, la réussite du programme dépend uniquement des chefs politiques."
Interrogé sur le nombre de groupes armés, M. Morin a cité une enquête réalisée il y a quelques mois par la MONUC et qui estime leur nombre à 12 000. Il a cependant ajouté: "Ce chiffre n'est pas tout à fait exact, car il change tout le temps. C'est normal. D'un autre côté, nous essayons dans la mesure du possible de contrôler les positions de ces groupes sur le terrain."
M. Morin a rapporté que la MONUC avait désormais deux bureaux régionaux permanents à l'est de la RDC - l'un situé à Goma, l'autre à Bukavu. Un troisième bureau est envisagé, peut-être dans les environs de Bukavu.
"Le principal objectif de ces missions sur le terrain est de prendre contact avec les groupes susceptibles de souscrire à l'idée du désarmement et du rapatriement," a-t-il expliqué. "Nous souhaitons générer des contacts, établir des relations de confiance et diffuser des informations. Par ailleurs, nous espérons mettre en place les conditions techniques nécessaires pour recevoir et traiter les demandes des rapatriés en fonction de leur catégorie."
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