Les manifestants réclamaient l’application des résolutions du Forum de réconciliation nationale de 20001 et le limogeage du président de la Commission électorale à l’issue des élections locales de juillet au cours desquelles plusieurs partis avaient accusé la commission de parti pris et de partialité.
La police a brisé la marche et a arrêté les manifestants alors qu’ils s’apprêtaient à pénétrer dans le quartier commercial en direction des bureaux de la présidence pour présenter une lettre contenant leurs griefs, ont précisé les journaux.
Plusieurs partis politiques s’étaient plaints du parti pris de la commission, mais les demandes faites en vue de la mise en œuvre des résolutions du forum de réconciliation d’octobre-décembre 2001 ont également motivées les manifestations.
L’aile de la jeunesse du Rassemblement des républicains (RDRD), l’un des principaux partis opposants dans le pays, a récemment reporté une marche qu’elle prévoyait pour pousser à une application plus rapide des résolutions.
D’autre part, un responsable du RDR, Jean-Jacques Bechio, a été condamné à une sentence de douze mois de prison, qui avait été différée, et à une amende de 500 000 francs CFA (738 dollars), dans une affaire datant de février 2001, dans laquelle il était accusé de menace à la sécurité de l’Etat. Le gouvernement a indiqué avoir découvert des armes et des munitions à son domicile.
Après quatre mois en prison, Bechio a été remis en liberté en mai 2001 en attendant de nouvelles enquêtes. A l’issue de plusieurs audiences, les chefs d’accusation ont été limitées à la possession d’armes. M. Bechio, qui a été ministre du défunt président Houphouët-Boigny, était l’un des personalités du RDR qui furent arrêtées puis relaxées, ont rappelé les organes d’information.
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