"Les négociations ont surtout porté sur le retrait des forces rwandaises de RDC, ainsi que sur le désarmement et le démantèlement des ex-FAR (les anciennes forces armées rwandaises) et des forces Interahamwe [milices Hutu rwandaises] actuellement postées en RDC", indique une déclaration émise par le bureau de M. Zuma.
La déclaration ajoute que les négociateurs vont maintenant soumettre le contenu de l’entente à leurs gouvernements respectifs, à Kinshasa et Kigali, "en vue de parachever les discussions et de signer des accords".
Toutefois, lors d’une conférence de presse tenue à l’issue des pourparlers, M. Zuma a déclaré "qu’il n’y a aucune raison de douter que les principaux dirigeants (les présidents) accepteront les termes de cette entente".
M. Zuma a reconnu que les discussions ont été ardues. Il s’est félicité de ce que les parties aient été capables de s’entendre, a rapporté l’agence sud-africaine de nouvelles SAPA. "Nous avons pu en arriver au point où nous sommes parce qu’il y a une claire volonté des deux camps de réussir et de parvenir à un règlement final", a déclaré M. Zuma, selon SAPA.
La délégation de la RDC aux pourparlers de Pretoria était dirigée par le ministre à la présidence, Mwake Katumba, et celle du Rwanda par son homologue dans ce pays, Patrick Mazimhaka.
M. Mazimhaka a indiqué en conférence de presse que l’entente répondait aux exigences pour faire avancer un processus difficile, toujours selon SAPA. "Nous n’avons aucun doute que si nous appliquons avec soin cet accord général, nous pourrons mettre un terme au plus tôt à ce conflit dans lequel nos pays se sont engouffrés depuis plusieurs années", a déclaré M. Mazimhaka, cité par SAPA.
Pour sa part, selon le quotidien belge Le Soir, l’ambassadeur de la RDC en Afrique du Sud, Bene M'Poko, a affirmé qu’il s’agissait "du début de la fin de la guerre au Congo".
Aucun échéancier n’a été annoncé pour la signature de l’accord définitif.
Ces pourparlers, amorcés le 18 juillet et ne devant d’abord durer qu’un jour, étaient la continuation des discussions tenues il y a deux semaines à Durban, en Afrique du Sud, entre les présidents Joseph Kabila, de la RDC, et Paul Kagamé, du Rwanda, en marge du sommet inaugural de l’Union africaine. Au cœur des discussions – pour lesquelles le président sud-africain Thabo Mbeki servait d’intermédiaire – figurait la proposition de créer une zone de sécurité le long de la frontière commune des deux pays, pour empêcher les incursions au Rwanda de rebelles Hutu provenant de la RDC.
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