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Le ministre de la Défense veut des observateurs internationaux aux frontières

Le ministre de la Défense du Burundi, Cyrille Ndayirukiye, a déclaré dimanche que son pays veut maintenant qu’une force internationale soit déployée le long de sa frontière avec la Tanzanie, pour surveiller les infiltrations de rebelles Hutu vers le Burundi, indiquent des organes d’information.

Une agence de nouvelles du Burundi, Expresso, a rapporté des propos du ministres dans lesquels il déclarait qu’une telle force internationale pourrait enquêter sur l’implication de la Tanzanie dans la guerre menée par deux groupes rebelles Hutu burundais, les Forces pour la défense de la démocratie et les Forces nationale de libération, contre le gouvernement de partage de pouvoir mis en place à Bujumbura le 1er novembre 2001.

"Aujourd’hui, nous avons décidé qu’assez, c’est assez", a-t-il déclaré, propos rapportés par l’AFP.

Au cours des derniers jours, dit-il, des forces rebelles ont traversé la frontière pour pénétrer dans la province de Ruyigi, dans l’est du Burundi, et dans celle Makamba, au sud. Net Presse, une autre agence locale de nouvelles, rapportait une déclaration du ministre soutenant que les rebelles ont effectué des opérations en étroite collaboration avec l’ancienne armée rwandaise (connue sous l’appellation ex-FAR), les milices Interahamwe (les milices rwandaises Hutu qui ont perpétré le génocide de 1994 dans ce pays), "et des éléments congolais".

Des troupes gouvernementales burundaises ont récemment abattu un officier des ex-FAR, le colonel Mugemane, à Rutegama, dans la province de Muramvya, selon Net Presse, qui précisait que, sur un journal personnel trouvé sur lui, apparaissaient les noms de neuf autres "chefs rebelles" morts durant cette bataille.

L’armée burundaise a accusé la Tanzanie d’avoir fourni aux rebelles du matériel, un soutien logistique et de l’entraînement. Jusqu’à présent, la Tanzanie servait de pays hôte pour une série de pourparlers de paix avec les rebelles, en vue de parvenir à un accord de cessez-le-feu. Une rencontre prévue pour jeudi n’a pu se tenir parce que les rebelles estimaient avoir besoin de plus de temps pour s’y préparer.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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