1. Accueil
  2. West Africa
  3. Liberia

Les rebelles se disent prêts à discuter d’un cessez-le-feu

Les Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie (LURD), rebelles, ont annoncé jeudi qu’ils étaient prêts à envisager des discussions concernant un cessez-le-feu avec le gouvernement du président Charles Taylor.

L’annonce est parue dans une déclaration des rebelles publiée à l’issue d’une conférence de quatre jours à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, à laquelle ont pris part le LURD, des organisations de la société civile libérienne et des groupes opposants politiques. Les autres participants incluaient l’Association Nationale du Barreau Libérien, l’Union de la Presse du Liberia, des groupes religieux et des étudiants exilés. Toutefois, les représentants du gouvernement libérien n’ont pas assisté à la réunion.

"Comme résultat du dialogue avec les participants à la conférence, le LURD est prêt à envisager, en principe, des négociations en vue d’un cessez-le-feu véritable et en vue de discuter de la voie à emprunter », stipule la déclaration du LURD. « Dans l’éventualité où le gouvernement ne serait pas disposé à envisager cette démarche, le LURD intensifiera sa campagne militaire pour rétablir la démocratie au liberia ».

Le chef de la délégation du LURD, Laveli Suppuwood, a déclaré que les rebelles « veulent voir ce qu’il adviendra, en fonction des circonstances ». Il a refusé de faire d’autres commentaires.

La conférence a invité l’Union Africaine, les Nations Unies, la CEDEAO, l’Union européenne et l’Union du fleuve Mano à endosser et à appuyer l’établissement d’un groupe international de contact comprenant le Burkina Faso, la France, le Nigéria, le Sénégal, le Royaume-Uni et les Etats-Unis pour « assumer le leadership international afin d’assister les Libériens à atteindre la paix ».

La conférence aspire à constituer un groupe d’influence « destiné à rétablir la paix, la démocratie et la dignité au Liberia », d’après sa déclaration finale. Elle a appelé à un cessez-le-feu immédiat et au déploiement d’une « force internationale de stabilisation pour assurer la sécurité dans l’ensemble du Liberia et pour contrôler le cessez-le-feu ». Cette force pourrait également assurer une sécurité durable et l’organisation d’ « élections libres, justes et transparentes » et désarmer les groupes armés, poursuit la déclaration.

"C’est un beau jour pour le Liberia », a souligné Amos Sawyer, président de la conférence et ancien président intérimaire du Liberia. « Nous avons atteint un tournant dans la réconciliation au niveau régional que les Libériens doivent surpasser ».



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join