Selon lui, le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma), mouvement rebelle contrôlant le secteur, ainsi que la MONUC, sont arrivés mardi à un accord permettant de commencer ces cours de formation à l’intention de 54 instructeurs de police, durant six semaines.
"(Ces cours) mettront principalement l’accent sur les droits de l’homme et sur comment respecter les droits (fondamentaux) des individus mis en état d’arrestation", d’ajouter M. Touré. Après avoir achevé leur formation, ces instructeurs commenceront à former les forces de la police civile de la ville. "Nous procéderons alors à une évaluation et, si besoin est, nous étendrons le programme à d’autres secteurs de l’est du pays."
Par ailleurs, M. Touré a confirmé les informations à l’effet que toutes les parties au conflit en RDC souscrivent à l’idée de créer une zone tampon le long de la frontière entre la RDC et le Rwanda, pour prévenir les incursions de miliciens Hutu en territoire rwandais. "Ce n’est encore qu’une idée, mais les détails techniques doivent encore être résolus", dit-il.
L’envoyé spécial du Rwanda en RDC, Patrick Mazimhaka, a déclaré à l’AFP que le Rwanda présume que cette zone sera éventuellement patrouillée par les troupes de la RDC et du Rwanda, sous la supervision de l’ONU. M. Mazimhaka a signalé que le président rwandais, Paul Kagamé, et le président de la RDC, Joseph Kabila, pourraient rencontrer le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, et le président sud-africain, Thabo Mbeki, pour discuter de ce plan.
"Nous avons décidé de nous retirer [de la RDC] si cette zone est créée", a précisé M. Mazimhaka à l’AFP. "Ce que nous devons faire maintenant, c’est de décider quand et où cela se fera, et (déterminer) jusqu’à quelle distance à l’intérieur du Congo pourra aller cette force conjointe".
Les milices Hutu rwandaises se trouvant actuellement en RDC étaient responsables du génocide de 1994 au Rwanda, au cours duquel environ 800 000 Tutsis et Hutus politiquement modérés ont été massacrés. Le Rwanda a à plusieurs reprises refusé de retirer ses troupes de l’est de la RDC, où il appuie le RCD-Goma, aussi longtemps que les milices Hutu n’auront pas été désarmées.
Le gouvernement de la RDC a continué de servir de pays d’accueil aux miliciens Hutu, dont la présence a constitué un facteur important dans la guerre qui a affecté la région depuis 1998.
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