"Nous voulons éviter que la nouvelle armée soit au service d'un seul homme. Nous souhaitons qu'elle soit capable de protéger toutes les institutions et la population," a déclaré Jean-Pierre Bemba, le chef du MLC, depuis Géména, dans la province de l'Équateur, un secteur sous son contrôle.
Il a ajouté que la future armée devrait dépendre d’un Conseil national de sécurité, dont les décisions seraient prises par consensus. Le gouvernement voudrait, par contre, que la future armée soit sous le contrôle du chef de l'Etat. Le porte-parole du gouvernement, Kikaya Bin Karubi, a déclaré qu’une armée dont les militaires auraient la possibilité de choisir d'obéir à des ordres contradictoires, émanant d’autorités diverses, est nécessairement exposée au chaos.
Les évêques catholiques ont pour leur part interpellé les parties à la suite de l’impasse des pourparlers tenus à Matadi, dans l’ouest de la RDC, du 6 juin au 5 juillet. Ils ont lancé un appel en faveur d’un accord global devant inclure le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), soutenu par le Rwanda, l’Union pour la démocratie et le progrès social, dirigée par Étienne Tshisekedi, ainsi que d’autres partis de l’opposition.
Un accord sur la formation d’un gouvernement de transition a été atteint en avril à Sun City, en Afrique du Sud, entre le président de la RDC, Joseph Kabila, et Jean-Pierre Bemba, du MLC. Mais le RCD, qui n’était pas partie à l’accord, a qualifié ce dernier de "farce".
Pendant ce temps, les évêques entendent rencontrer séparément MM. Kabila et Bemba, pour tenter de résoudre leurs divergences.
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