centrafricaine a besoin de recevoir, sans délai, un soutien extérieur pour
soutenir ses efforts de stabilisation, a rapporté le Centre de nouvelles de
l'ONU ce lundi.
Dans son rapport présenté lundi au Conseil de sécurité de l'ONU à New York,M. Annan a déclaré que la situation économique et financière du pays risquait d'ébranler la « trêve sociale » entre le gouvernement et les
syndicats du pays qui doit expirer le 22 juillet.
« Les travailleurs n'excluent pas la possibilité d'organiser de nouvelles
manifestations sociales, une nouvelle crise qui menacerait la paix et la
stabilité, » a-t-il dit.
Le gouvernement, a-t-il ajouté, doit pouvoir garantir le paiement régulier
des salaires, conformément aux termes du communiqué commun signé avec les
syndicats. Les arriérés de salaires, de retraites et de bourses d'études,
a-t-il ajouté, ainsi que la tension sociale latente et la rivalité entre la
majorité et l'opposition, ont créé des conditions qui « pourraient entraîner
toute sorte de désintégration ».
« A cet égard, la République centrafricaine devrait avoir accès à une aide financière extérieure, » a-t-il dit - un soutien qui a disparu depuis janvier 2001. M. Annan a appelé le FMI et la Banque mondiale à fournir cette aide en tenant compte des « circonstances spéciales » du pays.
Le Secrétaire Général s'est également dit préoccupé par la situation des
rapatriés militaires, indiquant que des solutions doivent être trouvées pour les soldats qui ne seront pas réintégrés dans l'armée. M. Annan faisait allusion aux soldats considérés comme déserteurs. Il a prié les donateurs de fournir des fonds et de faciliter la mise en place de programmes de réinsertion. Aujourd'hui, le Programme de l'ONU pour le développement et le Bureau d'appui des Nations Unies pour la consolidation de la paix en RCA,
tentent de mettre en oeuvre des projets en faveur de ces personnes
rapatriées, a précisé le Centre de nouvelles de l'ONU.
M. Annan a néanmoins salué les progrès accomplis dans la stabilisation de la
situation - la levée du couvre-feu imposé après la tentative de coup d'Etat survenue en 2002, le retour d'un grand nombre de réfugiés et la poursuite des négociations d'une part entre le gouvernement et les syndicats, d'autre part entre le gouvernement et l'opposition politique.
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