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Des étudiants universitaires tués dans une attaque perpétrée par un culte

Plus d’une douzaine d’étudiants ont été tués lorsqu’un groupe armé, vraisemblablement membre d’une confrérie estudiantine, a attaqué un groupe rival à l’Université du Nigéria, Nsukka, dans l’Etat d’Enugu, au sud-est du pays, a informé le personnel de l’université.

Le groupe aurait envahi la faculté d’ingénierie samedi à bord de trois automobiles volées et a ouvert le feu contre des étudiants qui passaient des examens. Plusieurs personnes sont mortes sur le champ.

"Je peux confirmer que douze personnes au moins ont été tuées sur le champ », a déclaré à IRIN jeudi Val Ekechukwu, un maître de conférences en ingénierie. « Plusieurs de ceux transportés d’urgence à l’hôpital avec des blessures graves seraient également morts », a-t-il ajouté.

Le commissaire de police d’Enugu, Nwachukwu Egbochukwu, a déclaré aux journalistes mercredi qu’il ne pouvait confirmer le nombre des personnes tuées car on attendait encore le rapport sur l’incident. Il a cependant confirmé l’arrestation de deux personnes impliquées dans l’agression et a indiqué que l’université a été fermée pour prévenir une escalade de la violence.

"Nous examinons un conflit entre deux groupes de confrérie, mais l’image est encore floue », a souligné M.Egbochukwu. "Les deux personnes interpellées sont des étudiants de l’université et seront bientôt présentés devant la cour ».

Les universités nigérianes ont été secouées par la violence entre des groupes de confrérie estudiantine rivales depuis le milieu des années 1970. Mais la tendance s’est aggravée dans les années 1980, les dirigeants des syndicats d’étudiants alléguant que les fraternités ont été infiltrées par les dirigeants militaires du pays, qui les utilisaient pour neutraliser l’opposition militante estudiante.

Des attaques semblables ont été signalées dans les universités de différentes parties du pays. Hormis les agressions dirigées contre des groupes de confréries rivales dans des guerres de pelouse, les responsables du syndicat des étudiants qui font campagne contre les activités des confréries sont souvent pris pour cible. En mars, le président de l’Union des étudiants à l’Université de Lagos a été abattu par des assaillants qu’on pense être des membres d’un culte estudiantin.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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