L’organisation de protection de la liberté de la presse, Reporters sans frontières, qui a invité M. Yala mercredi à libérer M. De Barros, a indiqué que le journaliste a décidé d’observer une grève de la faim pour protester contre sa détention.
L’agence de presse portugaise LUSA a rapporté que M.De Barros poursuivra sa grève jusqu’à ce qu’il y ait une « clarification sur tout ce qui se passe dans le pays ouest-africain ».
M.De Barros a été interpellé lundi après-midi, peu après sa participation à une émision d’une radio privée au cours de laquelle il a clamé que les allégations récentes de M. Yala de complots déjoués interviennent à cause de la corruption au sein du gouvernement, a indiqué LUSA. Il a qualifié de ‘pathétique’ la menace de M. Yala d’ écraser’ la Gambie militairement, a-t-elle précisé.
Un responsable près du ministère de l’Intérieur, Baciro Dabo, a indiqué à la radio nationale que M.De Barros a été détenu tant pour ses commentaires à la radio que pour « d’autres choses » inexpliquées, a encore rapporté LUSA.
Le gouvernement a qualifié de « fausses et sans fondements » les affirmations de M. Yala l’incriminant dans deux complots visant à renverser le gouvernement de Bissau. Un communiqué musclé émanant du ministère des Affaires étrangères a déclaré que le président Yahya Jammeh et son gouvernement avaient accueilli les informations avec « consternation ».
M. Yala a menacé d’envahir la Gambie durant une réunion le 11 juin avec des diplomates étrangers, des représentants de la société civile et des ONG.
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