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Une enquête conjointe sera ouverte avec le Soudan à la suite d’accrochages frontaliers

Les gouvernements voisins de République centrafricaine (RCA) et du Soudan ont accepté de créer une commission d’enquête pour faire la lumière sur le massacre d’une centaine d’éleveurs soudanais, le 18 mai, dans les secteurs Gordil et Birao, au nord de la savane de la province centrafricaine de Vakaga. Un communiqué conjoint des deux pays, émis le 28 mai, indique que la commission entreprendra une mission pour déterminer la cause du conflit, le nombre exact des victimes, et pour traîner les responsables en justice. Elle s’efforcera également de récupérer les troupeaux qui se sont enfuis durant les hostilités. La déclaration souligne les rapports excellents entre les deux pays et félicite leurs autorités frontalières pour avoir rapidement ramené le calme parmi la population.

Ce communiqué faisait suite à des rencontres de haut niveau tenues lundi et mardi dans la capitale centrafricaine, Bangui, réunissant une délégation soudanaise composée de gouverneurs régionaux et chefs tribaux, dirigée par le conseiller du président Umar Hasan al-Bashir en matière de sécurité et ministre de l’Intérieur, le major-général Abd al-Rahim Muhammad Husayn, et par le secrétaire d’État aux Relations extérieures, Fudayl al-Tijani, ainsi que des responsables du gouvernement centrafricain. Un site Internet soudanais basé à Khartoum signale que les groupes ethniques Bani Halbah, Ta'ishah et Al-Falatah Al-Wisdaniyyah, séjournent habituellement huit mois par année en République centrafricaine. Ils y entretiennent depuis longtemps des relations étroites avec des groupes ethniques de ce pays, et les mariages entre ressortissants des deux pays sont fréquents.

Une rencontre semblable entre une délégation centrafricaine et des représentants du gouvernement tchadien a eu lieu en mai dans la capitale du Tchad, N’djamena, pour améliorer la sécurité à leurs frontières communes.

On attribue surtout les hostilités dans la région au conflit de longue date opposant agriculteurs et éleveurs, un conflit aggravé en raison d’un afflux d’armes. Dans certains cas, des villages entiers ont été brûlés.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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