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Refus par le MLC du lieu de la rencontre pour rédiger le projet de constitution

Un groupe autrefois opposé au gouvernement, le Mouvement de libération du Congo (MLC), a refusé mardi de prendre part avec le gouvernement aux séances de rédaction du projet de constitution dans la ville portuaire de Matadi, invoquant comme motifs de leur décision les coûts élevés et des préoccupations sécuritaires.

Un réseau radiophonique important du continent, Afrique Numéro 1, a rapporté les propos d’Olivier Kamitatu, porte-parole du MLC, qui a soutenu que la rédaction d’un projet de constitution transitoire pour ce pays africain en difficulté, devrait se faire dans sa capitale, Kinshasa. "Nous avons reçu l’assurance des meilleures conditions de sécurité de la part du peuple de Kinshasa, et nous l’avons aussi reçu de la part des autorités, ici même à Kinshasa. Par conséquent, nous préférons rester ici", dit-il.

La tenue d’une rencontre à Matadi aurait pour effet, selon M. Kamitatu, d’isoler dans les faits les délégations du gouvernement et du MLC des gens qu’ils pourraient avoir besoin de consulter. En outre, a-t-il ajouté, "il est onéreux de se rendre dans l’arrière-pays et de payer pour la participation de 60, 80 ou 100 personnes à un forum dont on ne sait quand il terminera ses travaux".

Il a poursuivi en révélant aujourd’hui que le MLC demande que l’aile de Kisangani du Rassemblement congolais pour la démocratie, des représentants de la société civile ainsi que des partis politique d’opposition prennent aussi part à la rédaction du document. M. Kamitatu a par ailleurs accusé le gouvernement d’avoir introduit dans le projet de document constitutionnel des éléments que le MLC avait préalablement rejetés.

De son côté, un porte-parole du gouvernement, Vital Kamerhe, a déclaré à Afrique Numéro 1 que les objections du MLC au projet de document soumis par le gouvernement, auraient dû être présentées pour discussion à Matadi. Il a aussi indiqué que l’accord de Sun City ne devrait pas être identique à la constitution qui doit être rédigée. Les différences entre diverses propositions constitutionnelles provenant de tous les mouvements politiques de la RDC représentent en fait la raison d’être de la rencontre de Matadi, a-t-il ajouté.




This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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