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Nécessité urgente d'élever le dialogue au niveau supérieur, déclare l'IGC

Les négociations de paix ne sont pas finies, la confusion règne et l'avenir de la République démocratique du Congo (RDC) reste incertain, estime l'organisation de réflexion sur les conflits, l'International Crisis Group (ICG), qui exhorte toutes les parties au conflit à tenter ensemble de porter l'accord partiel à un niveau supérieur.

Dans un nouveau rapport intitulé 'Temps Couvert sur Sun City : La Refondation Nécessaire du Processus de Paix Congolais [Storm Clouds Over Sun City: The Urgent Need to Recast the Congolese Peace Process], l'ICG a averti que l'accord conclu le mois dernier en Afrique du Sud entre le gouvernement de Kinshasa, du président Joseph Kabila, le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, appuyé par l'Ouganda, et la majorité des délégués des groupes de l'opposition non armée et de la société civile, « est le début d'une recomposition politique dans le conflit de la RDC ».

Surtout, précise le rapport, ceci a marqué la fin de la coalition anti-Kabila et a confirmé l'isolement du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma), soutenu par le Rwanda.

L'ICG a indiqué qu'il serait « bien souhaitable » que les négociations avec le RCD soient finalisées avant que le gouvernement de transition soit installé le 15 juin. Il a aussi déclaré que le président sudafricain Thabo Mbeki serait le « choix idéal » pour qu'il prenne une co-responsabilité avec le facilitateur du dialogue intercongolais (DIC), Ketumile Masire.

"M. Masire a fait son travail à Sun City », a affirmé à IRIN ce mercredi François Grignon, le directeur de projet d'ICG en Afrique centrale. « Une autre méthodologie sera néanmoins nécessaire pour finaliser les négociations en vue de conclure un accord inclusif. Si M. Mebeki peut gagner la confiance de toutes les parties congolaises et l'appui des belligérants étrangers, il serait le choix idéal en tant que médiateur », a-t-il ajouté, citant l'intervention de 11 heures de M. Mbeki au DIC, qui a « précipité la conclusion d'un accord qui n'arrivait pas ».

L'ICG a ensuite indiqué que les pourparlers de Sun City "peuvent également marquer le début d'une réelle discussion régionale sur les problèmes économiques et de sécurité qui sont au coeur du conflit congolais », en particulier les menaces à la sécurité du Rwanda voisin par des éléments hutus armés basés à l'Est de la RDC.

Dès qu'un accord politique de partage du pouvoir sera trouvé, a souligné l'ICG, alors « l'indispensable coordination de toutes ces différentes dimensions du processus de paix » pourrait être assurée par la nomination d'un Envoyé spécial du Secrétaire-Général de l'ONU, de haute stature, dont le rôle serait complémentaire de celui du Représentant spécial du Secrétaire-Général de l'ONU pour la RDC, l'ambassadeur Amos Namanga Ngongi, qui est essentiellement centré sur les opérations de maintien de la paix dans le pays.

La première responsabilité de l'envoyé spécial serait de préparer l'ordre du jour d'une conférence régionale des Grands Lacs, « une idée qui a circulé pendant de nombreuses années et qui gagnerait à être examinée, en consultation avec toutes les parties, afin de trouver une solution régionale globale », a suggéré M. Grignon.

"Il faudrait un envoyé pour conduire le processus de Lusaka tout entier, et conduire à un pacte de non agression entre la RDC et ses voisins ; à des accords sur le commerce et sur l'exploitation légale des ressources naturelles ; et à un mécanisme de contrôle pour que les problèmes qui ont affligé la région ne se reproduisent pas », a ajouté M. Grignon.

[Le rapport complet de 19 pages contenant les recommandations de l'ICG aux signataires de l'accord de paix de Lusaka et aux membres de la Commission militaire mixte, au Secrétaire-Général de l'ONU, Kofi Annan, au gouvernement de la RDC, au MLC et à leurs alliés respectifs, n'est disponible qu'en français. La Synthèse et les Recommandations sont désormais disponibles en anglais, avec une traduction en langue anglaise prévue pour la semaine prochaine. Consulter http://www.crisisweb.org]



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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