Le porte-parole de M. Mbeki, Bheki Khumalo, a indiqué mardi à IRIN que toutes les parties ayant participé au dialogue intercongolais étaient présentes à Cape Town, à l'exception du gouvernement et de l'ancienne rébellion du Mouvement pour la libération du Congo (MLC). Il a souligné le caractère non officiel de ces discussions, précisant qu'elles avaient pour objectif "d'aider à relancer le processus de paix". Il a ajouté qu'il était essentiel que le dialogue intercongolais officiel redémarre afin de parvenir à un accord de partage du pouvoir inclusif, mais qu'à ce stade personne ne savait si cela pouvait se faire.
Le porte-parole du RCD, Kin Kiey Mulumba, a fait savoir à IRIN que la réunion était informelle "afin de voir ce qui peut être fait pour faire avancer le processus de paix". Il a indiqué que son parti avait été informé que des représentants du gouvernement du président Joseph Kabila se joindraient aux négociations la semaine prochaine.
Mardi, M. Mbeki s'est entretenu avec le gouvernement de Kinshasa afin d'évaluer les chances d'une reprise des négociations officielles, ont rapporté des agences de presse.
A l'issue du dialogue intercongolais, qui s'est déroulé entre le 25 février et le 19 avril, le MLC et le gouvernement congolais ont signé un accord, en vertu duquel M. Kabila resterait président du nouveau gouvernement tandis que le chef de file du MLC, Jean-Pierre Bemba, serait premier ministre. Le RCD, qui s'est vu offert la présidence de l'Assemblée nationale, a rejeté cette offre et formé une alliance - appelée Alliance pour la sauvegarde du dialogue intercongolais - avec cinq partis de l'opposition non armée, dont celui d'Etienne Tshisekedi, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).
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